ROSIÈRE
substantif féminin— P. ext., et qqf. p. iron. Jeune fille vertueuse, candide. Ah! Elle s'était fait ramasser sur le trottoir, en l'enjôlant par ses mines de rosière! Nom d'un chien! Il ne manquait pas d'aplomb! (, Assommoir, 1877, p. 700). Je sais bien que je n'ai plus vingt-cinq ans et je ne pose pas pour la rosière, mais on garde sa petite coquetterie tout de même (, Prisonn., 1922, p. 214).
— Empl. adj. Quand j'avais rivé sa dernière rime à quelque tirade de résistance, je m'endormais la conscience toute rosière (, Moral. légend., 1887, p. 21).
Remarques
Rosier
substantif masculinPrononciation et orthographe
[ʀozjε:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1798.
Étymologie et histoire
1766 « jeune fille vertueuse à laquelle on décerne une récompense, qui autrefois était une couronne de roses » (Année littéraire, t. VI, p. 114 ds St. neophilol. t. 36, p. 327); 1846 « jeune fille vertueuse en général » (Labiche, Frisette, 8, p. 237). Dér. de rose1 *; suff. -ière (-ier*).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 36.