ROBINET
substantif masculin• Loc. fam. Problèmes de robinet. Problèmes traditionnels d'arithmétique ayant trait aux notions de débit et de volume et considérés comme le type de l'exercice rébarbatif et un peu absurde donné aux écoliers. Que ne devions-nous apprendre pour passer ce fameux « Certif »!... Les problèmes de robinets, hélas, ne sont pas un mythe! (, Mon certificat d'études, ds La Rev. Lorr. Pop., juin 1984, n ° 58 p. 171).
• P. métaph. Le père Duroy, mis en joie par le cidre et quelques verres de vin, lâchait le robinet de ses plaisanteries de choix (, Bel-Ami, 1885, p. 224).
— P. anal.
• Péj., vieilli.[En parlant d'une pers.] Bavard invétéré, parlant ou écrivant pour ne rien dire. C'est un robinet d'eau tiède (Ac., 1835). Un homme [Charles Dupin] qui, depuis cinquante ans, professe, disserte, expose (...); également prêt sur tout sujet, un robinet toujours ouvert, usé, sempiternel et monotone (, Caus. lundi, t. 11, 1868, p. 483).
• Loc. verb., fam. Couper, fermer le robinet de qqc. Cesser de fournir quelque chose. Matinée de travail sur les bords du lac de Gérardmer: l'exécutif régional coupe le robinet des primes à l'emploi (L'Est Républicain, 24 sept. 1985, p. région.).
Remarques
Robine
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ʀɔbinε]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1285 « sorte de figure qui orne le haut bout d'un instrument à cordes » (J. Bretel, Tournoi de Chauvency, éd. M. Delbouille, 2552);
2. 1401 « appareil placé sur un tuyau de canalisation que l'on peut ouvrir et fermer pour régler le passage d'un fluide » (Compte de la ville d'Amiens ds Havard);
3.
a) 1675 fig. « ce qui retient momentanément un flux quelconque » (Mme de Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 1, p. 735);
b) 1740-55 tenir le robinet « user d'une chose à sa volonté » (St Simon, Mém., éd. G. Truc, t. 3, p. 961);
c) 1835 robinet d'eau tiède « homme qui parle ou écrit longuement, mais n'exprime que des choses communes » (Ac.). Dér. de robin1 *, au sens de « mouton »; suff. -et*, les premiers robinets avaient souvent la forme d'une petite tête de mouton.
2. 1401 « appareil placé sur un tuyau de canalisation que l'on peut ouvrir et fermer pour régler le passage d'un fluide » (Compte de la ville d'Amiens ds Havard);
3.
a) 1675 fig. « ce qui retient momentanément un flux quelconque » (Mme de Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 1, p. 735);
b) 1740-55 tenir le robinet « user d'une chose à sa volonté » (St Simon, Mém., éd. G. Truc, t. 3, p. 961);
c) 1835 robinet d'eau tiède « homme qui parle ou écrit longuement, mais n'exprime que des choses communes » (Ac.). Dér. de robin1 *, au sens de « mouton »; suff. -et*, les premiers robinets avaient souvent la forme d'une petite tête de mouton.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 271. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 84, b) 460; xxe s.: a) 409, b) 587.
Dérivés
Robinetier
substantif masculinBibliographie
— Bedard (Cl.). Par les détours de la robinetterie. Meta. 1978, t. 23, n ° 4, pp. 309-310. — Darm. 1877, p. 108 (s.v. robinetier). — Hering (W.). Über den Zapfhahn und seine Namen in Frankreich. Z. rom. philol. 1937, t. 57, pp. 387-390, 416-418; Nachtrag zu frz. robinet. Z. rom. Philol. 1940, t. 60, p. 48.