RENVERSE
substantif fémininA. —MAR., MÉTÉOR. « Changement de sens d'un courant, en particulier d'un courant de marée » (Gruss 1952).
• Renverse de vent (surtout en Méditerranée). Virement cap pour cap de la direction du vent, saute du mistral au levant ou réciproquement (d'apr. Merrien 1958).
B. —TECHNOL. Mordançage de la laine en toison. Après l'avoir bien abreuvée d'eau [la laine] , on la jette en vrague (sic) dans une chaudière contenant le mordant déjà chaud. Des ouvriers, munis de longs crochets, l'agitent de manière à ramener à la surface celle qui se trouvait au fond du bain; cette manœuvre (...) on l'appelle une renverse (, Leçons de chim. élém., t. 4, 1875, p. 447).
C. —Loc. adv. À la renverse. Sur le dos, en arrière. Synon. fam. les quatre fers en l'air (v. fer B 2 c β). Tomber à la renverse. Le petit couché à la renverse dans une vieille caisse à savon et enveloppé d'un châle déchiré, une tétine au cou nouée au bout d'une ficelle, me suivait des yeux en souriant (, Bourlinguer, 1948, p. 255).
— P. métaph. À présent, la France s'est couchée à la renverse et nous la voyons, nous voyons une grande machine détraquée et nous pensons: c'était ça. Ça: un accident de terrain, un accident de l'histoire (, Mort ds âme, 1949, p. 46).
— Au fig. Tomber* à la renverse.
Prononciation et orthographe
[ʀɑ̃vεʀs]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
A. Subst. fém. 1468-80 avoir la renverse « être renversé, mis à terre » (Le Franc archier de Baignollet, éd. L. Polak, 367), attest. isolée;
1. fin xve s. « renversement, état de ce qui est renversé » (Jean Molinet, Chron., éd. G. Doutrepont et O. Jodogne, X, fol. 37, col. a, t. I, p. 65: mortel peril et cruele renverse); en partic. 1594 [éd.] renverse de fortune (La Satyre Menippée, éd. Ch. Read, p. 78);
2. 1866 mar. la rafale de la renverse (Hugo, Travaill. mer, p. 355).
B. Loc. 1445 cheoir à la renverse (Jean Regnier, Les Fortunes et adversitez, Balade, VII, 22, p. 210). Déverbal de renverser*.
1. fin xve s. « renversement, état de ce qui est renversé » (Jean Molinet, Chron., éd. G. Doutrepont et O. Jodogne, X, fol. 37, col. a, t. I, p. 65: mortel peril et cruele renverse); en partic. 1594 [éd.] renverse de fortune (La Satyre Menippée, éd. Ch. Read, p. 78);
2. 1866 mar. la rafale de la renverse (Hugo, Travaill. mer, p. 355).
B. Loc. 1445 cheoir à la renverse (Jean Regnier, Les Fortunes et adversitez, Balade, VII, 22, p. 210). Déverbal de renverser*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 177.