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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

RELOGER

verbe transitif
A. —[Corresp. à loger A 1 a] Procurer un nouveau logement à quelqu'un qui a perdu le sien ou a dû le quitter; l'installer dans un nouveau logement. Je suis dans la rue et l'on a promis de me reloger (Camus, État de siège, 1948, 2e part. p. 246). Il est connu que des habitants de taudis ou de bâtiments vétustes — même étant certains d'être relogés à neuf dans la limite de leurs facultés pécuniaires — regrettent leur vieux quartier avec sa chaleur humaine (Gds ensembles habit., 1963, p. 29).
— Empl. pronom. réfl. S'installer dans un nouveau logement. (Dict. xixe et xxe s.).
B. —[Corresp. à loger A 2 a] Remettre quelque chose en place; ranger de nouveau. Il découvrit la boîte, la relogea dans son chapeau (Vallès, Réfract., 1865, p. 83).
Prononciation et orthographe
[ʀəlɔʒe], (il) reloge [-lɔ:ʒ].
Étymologie et histoire
1. Ca 1200 réfl. soi relogier et intrans. relogier (Graindor de Douai, Jerusalem, 1067; 1076 ds T.-L.);
2. av. 1520 trans. « loger à nouveau, loger dans une nouvelle demeure » (Seyssel, tr. Thucydide, VI, 2 [184 v ° ] ds Hug.). Dér. de loger*; préf. re-*.
Dérivés

Relogement

substantif masculin
Action, fait de (se) reloger, d'être relogé. Relogement des sinistrés; programme de relogement. Les compensations offertes aux mineurs qui acceptaient de se déplacer (prime élevée de départ, couverture des frais de transport et de déménagement, garantie de relogement et de maintien de la qualification professionnelle) ont créé des précédents (Reynaud, Syndic. en Fr., 1963, p. 272). — [ʀəlɔʒmɑ̃]. — 1re attest. 1952 relogement [d'un locataire expulsé] (Lar. mensuel, janv., Le mois jur., 1a ds Quem. DDL t. 5); de reloger, suff. -(e)ment1 *.
Bibliographie
— Quem. DDL t. 5 (s.v. relogement).