RECRÉPIR
verbe transitif— Familier
• P. anal., péj. Recrépir (le visage) de, avec qqc. Recouvrir (de fard, de maquillage) abondamment pour en masquer les rides. Synon. fam. (se) refaire la façade*. Maud White, la vieille duchesse de la soirée d'Ethal, plus récrépie d'onguents et plus spectrale que jamais (, Phocas, 1901, p. 258).
• [Dans un cont. métaph.] [L'empereur Julien] récrépissait l'édifice vermoulu du Paganisme avec les idées de Platon (, Journal, 1833, p. 166).
Remarques
1. Fait de crépir à nouveau; résultat de cette action. L'étable pas assez chaude exigeait un recrépi (, Lourdines, 1911, p.132).
Recrépi
participe passé en emploi substantival2. Action, fait de recrépir. Le locataire est tenu (...) au recrépiment du bas des murailles des appartemens et aux lieux d'habitation (Code civil, 1804, art. 1754 p. 319).
Recrépiment
substantif masculin3. Action, fait d'être recrépi. P. anal. Il était réservé à notre siècle de permettre à l'homme flétri et à la femme déshonorée, d'espérer qu'après des bassesses et de honteux déréglements, une contenance imposante, une récrépissure d'honnêteté tardive les blanchirait et leur rendrait leurs droits à l'estime publique (, Essai sur rom., 1799, p. 332).
Recrépissure
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ʀəkʀepi:ʀ], (il) recrépit [-kʀepi]. Att. ds Ac. dep. 1798. Part. passé: -it, -ite d'apr. décrépit, -ite (Bourget, Actes suivent, 1926, p. 80). L'anal. avec décrépir explique aussi sans doute, les var. anc.: récrépir, récrépissure (v. supra).
Étymologie et histoire
1. 1549 recrespir « crépir de nouveau » (Est.);
2. 1704 « maquiller » (Regnard, Critique du légataire, sc. 8 ds Brunot t. 4, 1, p. 582);
3. 1771 « restaurer, remanier » (Trév.). Dér. de crépir* ; préf. re-*.
2. 1704 « maquiller » (Regnard, Critique du légataire, sc. 8 ds Brunot t. 4, 1, p. 582);
3. 1771 « restaurer, remanier » (Trév.). Dér. de crépir* ; préf. re-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 25.
Dérivés
Recrépissage
substantif masculinBibliographie
— Gohin 1903, p. 370.