RECELEUR, RECÉLEUR, -EUSE,(RECELEUR, RECÉLEUR)
substantif et adjectifI. —Subst.,DR. PÉNAL. Personne coupable de recel. Il y avait autrefois peine de mort contre les receleurs. Elle a été punie comme receleuse (Ac.). L'administration des monts-de-piété fait tous ses efforts pour déjouer les calculs des recéleurs qui se présentent à ses guichets (, Organ. Monts-de-Piété, 1905, p. 63). De cette aventure [des deux petites filles volées] je retiens qu'on a bien fait de coffrer Ben Zakkour, recéleur et complice du voleur de ces enfants (, Fez, 1930, p. 43). P. métaph. Les ravins, les buissons, les rochers ne sont plus ses recéleurs et ses complices? (, Roi mont., 1857, p. 130). La providence n'est pas une recéleuse; elle a livré le meurtrier (, Actes et par., 2, 1875, p. 105).
— Proverbe. Les receleurs font les voleurs (et var.). Sans le recéleur il n'y aurait pas de voleurs (, L. Leuwen, t. 2, 1836, p. 309).
II. —Adj. Qui tient caché quelque chose. Parmi les étoffes éteintes Et les vieux satins recéleurs D'exquises et vagues pâleurs Sois l'émule de Des Esseintes (, Griseries, 1887, p. 115).
Prononciation et orthographe
[ʀəs(ə)lœ:ʀ], [-se-], fém. [-ø:z]. Barbeau-Rodhe 1930: le receleur [ləʀsə-]. Martinet-Walter 1973: un receleur [œ̃ʀəsəlœ:ʀ] (4 sujets), [œ̃ʀəslœ:ʀ] (5 sujets), [œ̃ʀəselœ:ʀ], [-sε-] (8 sujets). Ac. 1694-1835: receleur ; 1878: -cé- ; 1935: -ce-.
Étymologie et histoire
1321 (A. N. JJ 61, f ° 9 r ° ds Gdf. Compl.). Dér. de receler, recéler*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 40.