RAVAUDAGE
substantif masculinA. — Action de ravauder; résultat de cette action. De l'emploi des grands mots dans la langue bourgeoise, par exemple cœur, — mon cœur de mère, ton cœur de fils, — appliqué à un baiser donné le soir ou à un ravaudage de chaussettes (, Journal, 1860, p. 842). Il (...) reprit sa tâche commencée, qui était de racommoder sa culotte. M. Le Génil, prédicateur estimé (...), faisait du ravaudage pour épargner de la peine à sa vieille servante (, Mannequin, 1897, p. 50).
B. —Au fig. Ouvrage fait de compilations diverses plus ou moins bien assemblées. Le récit de Rabelais, intitulé: Grandes et inestimables chroniques, n'est qu'un ravaudage de facéties traditionnelles et dès longtemps populaires (, Rabelais, 1909, p. 36).
Remarques
Ravauderie
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ʀavoda:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
A.
1. 1553 « ouvrage ravaudé, mal cousu » (P. Belon, Observ., III, p. 43, Paris, H. de Mernef, 1588, p. 451: Les cousturiers de Turquie... cousent... plus elegamment que ne font ceux du pays des Latins: tellement qu'on diroit que l'ouvrage d'Europe n'est que ravaudage au pris du leur);
2. 1690 « action de ravauder un vêtement » ces habits ne valent pas ravaudage (Fur.).
B. Fig.
1. Ca 1610 ravaudage de folle doctrine (Beroalde de Verville, Moy. de parven., I, 51, Royer ds Gdf. Compl.);
2. 1672, 23 mai « bavardage futile » un ravaudage de rien (Sévigné ds Lettres, éd. E. Gérard-Gailly, t. 1, p. 554);
3. 1694 « besogne mal faite » (Ac.). Dér. de ravauder*; suff. -age*.
1. 1553 « ouvrage ravaudé, mal cousu » (P. Belon, Observ., III, p. 43, Paris, H. de Mernef, 1588, p. 451: Les cousturiers de Turquie... cousent... plus elegamment que ne font ceux du pays des Latins: tellement qu'on diroit que l'ouvrage d'Europe n'est que ravaudage au pris du leur);
2. 1690 « action de ravauder un vêtement » ces habits ne valent pas ravaudage (Fur.).
B. Fig.
1. Ca 1610 ravaudage de folle doctrine (Beroalde de Verville, Moy. de parven., I, 51, Royer ds Gdf. Compl.);
2. 1672, 23 mai « bavardage futile » un ravaudage de rien (Sévigné ds Lettres, éd. E. Gérard-Gailly, t. 1, p. 554);
3. 1694 « besogne mal faite » (Ac.). Dér. de ravauder*; suff. -age*.