Ravaleur
substantif masculin* Mot issu de l'entrée RAVALER
Ouvrier qui travaille au ravalement d'un ouvrage de maçonnerie. Il s'agit de monter péniblement et à grands frais des matériaux énormes, puis, quand cela est en place, d'accrocher sur ce tas de pierres, posées à peu près brutes, des escouades de ravaleurs qui couvrent de poussière de pierre et de gravois tout le voisinage (, Archit., 1872, p. 337). — [ʀavalœ:ʀ]. Att. ds Ac. 1935. — 1res attest. a) 1467 fig. « celui qui ravale, dénigre » (Georges Chastellain, Advertissement au duc Charles ds Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 7, p. 326, var. ms. Bibl. nat. fr. 2689 [anc. 8349]: ingrat mescognoisseur de grans biens reçus, tempteur de sa vieillesse et ravalleur de ses glorieux vieux jours [de Philippe le Bon]), très rare après le xvie s.; à nouv. 1831 (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 4, p. 114); b) 1892 maçonn. (Guérin); de ravaler, suff. -eur2 *.