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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

RAMPEAU

substantif masculin
JEUX
A. — Partie de quilles qui se joue en un seul lancer de boule. On trouve en France des lieux-dits dont les noms perpétuent le souvenir d'un jeu de rampeau; par exemple en Charente-Maritime: « Au jeu de rampeau » commune de Génétouze, et « Champ rampeau » commune de Villexavier (H. Tremaud, Les Français jouent aux quilles, 1964, p. 132).
B. — « Second coup de la partie qui se joue en deux coups » (Littré).
C. — Coup nul, position d'égalité. Il veut repiquer de la même pour le second rampeau (Monselet, Les Voyous, ds Larch. Nouv. Suppl., 1889, p. 203). Faire rampeau. « Pour les joueurs de quilles, faire rampeau, c'est abattre le même nombre de quilles que celui qui en a le plus abattu » (France 1907). Synon. faire coup nul.
— P. méton., au plur. « Joueurs ex-œquo » (H. Tremaud, op. cit., p. 134).
D. — Coup supplémentaire qui détermine le vainqueur d'un jeu lorsque les adversaires sont à égalité de points ou coup supplémentaire que l'on joue à titre de revanche. Le rampeau se joue en un seul coup (Dub.).
Prononciation
[ʀɑ̃po].
Étymologie et histoire
1. 1518 « sorte de jeu de hasard » (Régl. des consuls d'Agen, Arch. mun. Agen ds Gdf.);
2. 1592 « partie de quilles qui se joue en un seul coup de boule » et « second coup de la partie qui se joue en deux coups » (Blaise de Monluc, Commentaires, éd. P. Courteault, III, 263);
3. 1866 « coup nul » (Delvau, p. 330); 1904 faire rampeau « obtenir le même nombre de points que l'adversaire, donc faire coup nul » (Nouv. Lar. ill.). Altér. probable de rappel*, avec substitution du suff. -eau* à la finale -el (v. FEW t. 25, 2, p. 31a).
Bibliographie
Horning (A.). Zur Wortgeschichte. Z. rom. Philol. 1906, t. 30, p. 461.