RAMIER
substantif masculin Ramier, pigeon(-)ramier. Pigeon sauvage d'Europe et d'Asie occidentale, de grande taille, d'un gris bleuté avec des reflets rosés sur la gorge et sur la poitrine, portant des taches blanches sur le cou et les ailes et dont la chair fine en fait un gibier très recherché. Synon. région. (Sud-Ouest) palombe. Ramier blessé, fidèle; amoureux, doux ramier; ramiers roucoulants; beaux, blancs ramiers; chant, vol de ramiers. Arbres chargés de fruits, sur lesquels reposaient des pigeons-ramiers, des tourterelles vertes (Voy. La Pérouse, , t. 3 1797, p. 232). Le mélodieux bruit d'ailes des ramiers quittant les marronniers en fleurs (, Mais. deux barbeaux, 1879, p. 79). Oiseau migrateur, le ramier nous quitte quand la bécasse arrive. Mais il est de ces oiseaux, qui, plus ou moins sédentaires, demeurent en France durant l'hiver et n'effectuent que des migrations locales. Le pigeon ramier (...) doit se contenter pendant l'hiver, de glands, de faînes (, Chasse, 1945, p. 66).
Remarque : Ramier désigne aussi, en partic. dans le Sud-Ouest, une autre espèce de pigeon, le colombin dont la migration commence plus tôt que celle de la palombe (d'apr. J.-Cl. Abadie, Les Palombes, 1979, p. 26 et 28). Ils parlaient (...) des appeaux qu'il faudrait bientôt monter, car les ramiers, qui précèdent les palombes, ne tarderaient pas (Mauriac, Myst. Frontenac, 1933, p. 135).
Remarques
Ramière
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ʀamje]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
Ca 1225 colons remiers « pigeons sauvages » (Pean Gatineau, St Martin, éd. W. Söderhjelm, 4363); 1415 subst. ramiers (Alain Chartier, Le livre des quatre dames, éd. J. C. Laidlaw, v. 101). Dér. de l'a. fr. raim (v. rame1 ); suff. -ier*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 196.
Dérivés