RAMBARDE
substantif féminin— P. anal. Main courante, rampe formant garde-fou. [Les tramways] ramenaient du stade de banlieue des grappes de spectateurs perchés sur les marchepieds et les rambardes (, Étranger, 1942, p. 1139). Sur le toit court une sorte de promenoir à rambarde, qui sert aux ramoneurs (, Passage Milan, 1954, p. 230).
Prononciation et orthographe
[ʀɑ̃baʀd]. Att. ds Ac. dep. 1935.
Étymologie et histoire
a) 1445 mar. rambade « construction élevée à la proue qui sert de plate-forme aux combattants (dans une galère) » (doc. ds J. Garnier, L'Artillerie des Ducs de Bourgogne, p. 176); 1493-94 (Comptes des dépenses faites pour la réparation de six galères à l'arsenal de Marseille, ms. B 2551, f ° 145 ds Fennis Stolon., p. 478);
b) 1773 rambarde « garde-fou élevé sur les gaillards et les dunettes » (J. Bourdé de Villehuet, Manuel des marins, t. 2, p. 185); 1873 « garde-corps placé autour des ponts supérieurs et des passerelles » (Verne, loc. cit.); 1942 p. ext. « toute espèce de rampe métallique, de main-courante formant garde-fou » (Camus, loc. cit.). Empr., prob. par l'intermédiaire du prov. de Marseille (v. attest. données par Fennis Stolon., pp. 478-479), à l'ital. rembata, att. au sens a dep. le xve s. d'apr. DEI, dér. de l'ital. du Nord ar(r)embare « donner l'assaut à un navire; appuyer », prob. issu du longobard *rammôn « enfoncer avec le mouton » (dér. du corresp. longobard de l'a. h. all. ramm « bélier; mouton de sonnette ») bien que le passage de -mm- à -mb- fasse difficulté (FEW t. 16, p. 658a et Rohlfs § 236; v. aussi Vidos, pp. 552-556 et Fennis Stolon., pp. 478-481).
b) 1773 rambarde « garde-fou élevé sur les gaillards et les dunettes » (J. Bourdé de Villehuet, Manuel des marins, t. 2, p. 185); 1873 « garde-corps placé autour des ponts supérieurs et des passerelles » (Verne, loc. cit.); 1942 p. ext. « toute espèce de rampe métallique, de main-courante formant garde-fou » (Camus, loc. cit.). Empr., prob. par l'intermédiaire du prov. de Marseille (v. attest. données par Fennis Stolon., pp. 478-479), à l'ital. rembata, att. au sens a dep. le xve s. d'apr. DEI, dér. de l'ital. du Nord ar(r)embare « donner l'assaut à un navire; appuyer », prob. issu du longobard *rammôn « enfoncer avec le mouton » (dér. du corresp. longobard de l'a. h. all. ramm « bélier; mouton de sonnette ») bien que le passage de -mm- à -mb- fasse difficulté (FEW t. 16, p. 658a et Rohlfs § 236; v. aussi Vidos, pp. 552-556 et Fennis Stolon., pp. 478-481).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 12.