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Voir également: raire, nom masculin 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

RAIRE, RÉER,

verbe intransitif
Rare.[Le suj. désigne un cerf, un chevreuil] Bramer, crier. Et tout à coup, plus puissant encore, son brame monta vers les étoiles (...) Il renversait le col en arrière et réait sans pouvoir s'arrêter (...) À la fin de chaque raire sa voix s'étranglait dans sa gorge (Genevoix, Dern. harde, 1938, p. 56).
Remarques

Raire

substantif masculin
Cri du cerf ou du chevreuil. Si l'on veut appeler les chevrettes (...), c'est le « raire » du brocard qu'il faudrait imiter. C'est un son assez sourd, auquel les chevrettes ne sont vraiment sensibles que pendant un temps très court de l'époque des amours (Vidron, Chasse, 1945, p. 98). V. ex. supra.
Prononciation et orthographe
[ʀε:ʀ], (il) rait [ʀε]; [ʀee], (il) rée [ʀe]. Homon. formes de rayer. Ac. dep. 1762: raire ; Littré, Lar. Lang. fr., Rob. 1985: raire, réer. Conjug. raire comme traire, réer comme créer.
Étymologie et histoire
1. Raire
a) 1re moit. xiiie s. « crier; grincer » (Guillaume Le Vinier, Poésies, éd. Ch. Ménard, XV, 23-24: Maiz cil qui ne set vieler fait raire La vïele), attest. isolée;
b) 2e moit. xive s. (du cerf, du chevreuil) « pousser un cri » ici inf. subst. (Jehan d'Arkel, Li Ars d'amours, II, 311 ds Gdf. Compl.);
2. réer ca 1390 « id. » (Gaston Phébus, Livre de Chasse, éd. G. Tilander, 36, 7, p. 167). Du b. lat. ragĕre « mugir, rugir, beugler » att. une seule fois au xe s. ds CGL t. 3, p. 432 d'où le roum. rage « id. » (en parlant d'un bovin) »; v. aussi railler.
Bibliographie
Bolbjerg (A.). Six verbes fr.: la catégorie -aire. R. rom. 1979, t. 14, n ° 1, pp. 114-116.