RAIRE, RÉER,
verbe intransitifRare.[Le suj. désigne un cerf, un chevreuil] Bramer, crier. Et tout à coup, plus puissant encore, son brame monta vers les étoiles (...) Il renversait le col en arrière et réait sans pouvoir s'arrêter (...) À la fin de chaque raire sa voix s'étranglait dans sa gorge (, Dern. harde, 1938, p. 56).
Remarques
Raire
substantif masculinPrononciation et orthographe
[ʀε:ʀ], (il) rait [ʀε]; [ʀee], (il) rée [ʀe]. Homon. formes de rayer. Ac. dep. 1762: raire ; Littré, Lar. Lang. fr., Rob. 1985: raire, réer. Conjug. raire comme traire, réer comme créer.
Étymologie et histoire
1. Raire
a) 1re moit. xiiie s. « crier; grincer » (Guillaume Le Vinier, Poésies, éd. Ch. Ménard, XV, 23-24: Maiz cil qui ne set vieler fait raire La vïele), attest. isolée;
b) 2e moit. xive s. (du cerf, du chevreuil) « pousser un cri » ici inf. subst. (Jehan d'Arkel, Li Ars d'amours, II, 311 ds Gdf. Compl.);
2. réer ca 1390 « id. » (Gaston Phébus, Livre de Chasse, éd. G. Tilander, 36, 7, p. 167). Du b. lat. ragĕre « mugir, rugir, beugler » att. une seule fois au xe s. ds CGL t. 3, p. 432 d'où le roum. rage « id. » (en parlant d'un bovin) »; v. aussi railler.
a) 1re moit. xiiie s. « crier; grincer » (Guillaume Le Vinier, Poésies, éd. Ch. Ménard, XV, 23-24: Maiz cil qui ne set vieler fait raire La vïele), attest. isolée;
b) 2e moit. xive s. (du cerf, du chevreuil) « pousser un cri » ici inf. subst. (Jehan d'Arkel, Li Ars d'amours, II, 311 ds Gdf. Compl.);
2. réer ca 1390 « id. » (Gaston Phébus, Livre de Chasse, éd. G. Tilander, 36, 7, p. 167). Du b. lat. ragĕre « mugir, rugir, beugler » att. une seule fois au xe s. ds CGL t. 3, p. 432 d'où le roum. rage « id. » (en parlant d'un bovin) »; v. aussi railler.
Bibliographie
Bolbjerg (A.). Six verbes fr.: la catégorie -aire. R. rom. 1979, t. 14, n ° 1, pp. 114-116.