RACKET
substantif masculin Extorsion d'argent ou d'objets, le plus souvent répétée et organisée, obtenue par chantage, intimidation ou violence. Spartacus du « racket », son Crazy Jo imite en bon cinéphile Bogart et Richard Widmark, sauve deux gamins en mauvaise posture (Le Nouvel Observateur, 26 janv. 1976, p. 12 col. 1). On aurait dit une mauvaise série de la télévision américaine: des patrons de bar ont exhibé de sous leur comptoir des armes anti-racket. Le reportage ne se passait pourtant pas à Los Angeles, mais à Grenoble (Le Point, 4 déc. 1978, p. 128 col. 2).
Prononciation et orthographe
[ʀakεt]. Homon. raquette.
Étymologie et histoire
1. 1931 « entreprise d'extorsion, d'intimidations et de chantages » (Cendrars, trad. F. D. Pasley, Al Capone le Balafré, Paris, Au Sans Pareil, p. 71 ds Doc. DDL);
2. 1938 « association de malfaiteurs, organisation exerçant systématiquement ce chantage » (Paris-Soir, 19 août, 3c, ibid.). Empr. à l'anglo-amér. racket (1928 ds NED Suppl.2 ), spécialisation de sens de l'angl. racket « tapage, tintamarre, désordre » (1565 ds NED) d'orig. obsc., et att. en arg. dep. 1812 pour désigner une activité, une ruse particulière dans le monde des malfaiteurs (NED).
2. 1938 « association de malfaiteurs, organisation exerçant systématiquement ce chantage » (Paris-Soir, 19 août, 3c, ibid.). Empr. à l'anglo-amér. racket (1928 ds NED Suppl.2 ), spécialisation de sens de l'angl. racket « tapage, tintamarre, désordre » (1565 ds NED) d'orig. obsc., et att. en arg. dep. 1812 pour désigner une activité, une ruse particulière dans le monde des malfaiteurs (NED).
Dérivés