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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Racinement

substantif masculin
* Mot issu de l'entrée RACINER
agric.,bot.
a) « Action par laquelle la racine s'enfonce dans le sol et s'y attache » (Forest. 1946). Synon. enracinement.
b)Au fig.
α)[En parlant d'une notion abstr.] Fait d'être solidement et profondément implanté. La société des secours mutuels de ce village est très fière d'une bannière qu'elle porte dans toutes les cérémonies. C'est la plus ancienne de l'arrondissement, à ce qu'on dit, et elle témoigne de l'ancien racinement de la fraternité en ce pays (Guéhenno, Journal « Révol. », 1937, p. 66).
β)[En parlant d'une pers.] Attachement profond à quelque chose. Les hymnes et les cantiques dont je voudrais nourrir un enfant favoriseront en lui toutes les influences familiales, régionales, historiques et corporatives; mais l'on me comprend bien mal si l'on attend que j'énumère les avantages de ce racinement (Barrès, Amit. fr., 1903, p. 18).
— [ʀasinmɑ̃]. — 1res attest. a) ca 1190 « souche, race » en parlant de Jessé (Herman de Valenciennes, Li Romanz de Dieu, éd. I. Spiele, p. 368, 2687; cf. Gdf.), b) « action par laquelle une racine s'enfonce dans le sol » [1543 empl. p. image (Bible, Esaye, ch. 40 [Is. XL, 24])], ibid. : Ceste plantation ne sement ne racinement ; texte obscur, peut-être lire sem(em)ent? ; neque plantatus neque status neque radicatus in terra eorum)], 1913 (Lar. mens., déc., p. 910), c) 1910 fig. synon. de enracinement (Péguy ds Œuvres en prose, t. 2, p. 722); de raciner*, suff. -(e)ment1 *.