Rabbinat
substantif masculin* Mot issu de l'entrée RABBIN
a) Dignité, fonction de rabbin. L'imposition des mains, rite juif de l'ordination du rabbinat (, Marc-Aurèle, 1881, p. 527). À l'époque talmudique, aussi bien en Palestine qu'en Babylonie, le rabbinat n'était pas une profession organisée, car « il est interdit de faire de la Torah un instrument de travail ». (...) la plupart des sages (honorés du titre de rab, rabban ou 'hakham) exerçaient des métiers d'artisans (forgerons, cordonniers, scribes) ou s'adonnaient au commerce ou à l'agriculture. Le « rabbinat classique » est apparu en Europe vers le XIIe siècle et s'est caractérisé essentiellement comme un phénomène urbain (Encyclop. univ., t. 201975, p. 1603).
b) Ensemble, corps de rabbins. Le rabbinat traditionnaliste; français. Chacune (...) [des] trois grandes divisions actuelles du judaïsme religieux possède ses propres institutions, son rabbinat, ses synagogues, ses écoles, — séminaires rabbiniques ou universités de type moderne, ou écoles talmudiques de type traditionnel (yeshivôt), — ses associations et organisations diverses (, Les Juifs, 1960, p. 45). Les membres du rabbinat consistorial reconnaissent l'autorité du Grand Rabbin de France et se soumettent à son arbitrage pour tout ce qui concerne l'application du règlement général du corps rabbinique (, Les Juifs devant le dr. fr., 1984, p. 40). Grand Rabbinat de France. Services qui dépendent directement du Grand Rabbin de France. Traditionnellement habitués à recourir à leurs cadres religieux, les rapatriés [d'Afrique du Nord] s'adressèrent au Grand Rabbinat de France et au Consistoire Central de France et d'Algérie pour trouver une solution à leurs problèmes (, Hist. des Juifs en France, 1972, p. 429).