RÉPONDANT, -ANTE,
substantifA. —Vieilli. Personne qui est sommée de fournir une réponse. Bientôt M. de Brionne revient et adjure pour la troisième fois l'assassin de déclarer sur sa damnation si le couteau est empoisonné. — Sûr Sieu! il ne l'est pas, et je l'ai déjà dit, répète le répondant avec humeur; je n'ai voulu que donner un bon averti (, Œuvres div., t. 1, 1830, p. 542).
— En partic., au masc.
• Vx. Celui qui soutient une thèse et doit répondre aux objections. L'argumentant et le répondant. (Dict. xixe et xxe s.).
• RELIG. CATH. Servant qui répond la messe (Dict. xixe et xxe s.).
B. —
1. Personne qui se porte garante de quelqu'un ou de quelque chose. Synon. caution, garant. Louis Bonaparte incarnait le coup d'État contre la République, l'étranglement de la liberté dont l'Assemblée demeurait la gardienne; aujourd'hui, en revanche, les libertés publiques n'ont d'autre répondant et d'autre soutien que Charles de Gaulle (, Nouv. Bloc-Notes, 1961, p. 134).
• Avoir du répondant. Présenter des garanties de ressources, des preuves d'honorabilité. Papa est notaire à Richelieu. Mon oncle est colonel. Une de mes tantes finit sa vie comme bibliothécaire d'un couvent de trappistines, dans le Lot. Vous voyez qu'on a du répondant (, Quoat, 1946, 2e tabl. p. 65). Fam. Avoir de l'argent. V. décati B 1 ex. de Proust.
2.SOCIOL. Personne qui répond à une enquête ou à un sondage d'opinion. Chaque répondant a été affecté d'un coefficient de pondération (R. fr. sociol., janv. 1977, p. 27 ds Clé Mots).
Remarques
Répondance
substantif fémininPrononciation et orthographe
[ʀepɔ̃dɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Ac. 1694, 1718: respondant ; dep. 1740: ré-. Le fém. uniquement ds Ac. 1935.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 670. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 842, b) 936; xxe s.: a) 1 201, b) 906.
Bibliographie
Barbier (P.). Nouv. ét. de lexicol. fr. Rom. Philol. 1950-51, t. 4, pp. 264-266.