RÉGATE
substantif fémininA. —NAUTISME
1. Compétition d'aviron. À l'occasion des régates sur le Canale Grande, les curieux se pressaient à nouveau aux fenêtres et aux balcons des palais édifiés le long de l'eau pour jouir du spectacle splendide et fugitif du défilé des gondoles aux mille couleurs (, Venise son éclat et son charme, Paris La Bibliothèque des arts, 1955, p. 14). Très vite, l'aviron prit une grande place dans les universités anglaises, puis américaines. En 1829 eut lieu le premier Oxford-Cambridge, et, en 1839, les premières régates de Henley (La Gde encyclop. Paris Larousse t. 7, 1972, p. 1361).
2. Course de vitesse opposant des bateaux à voiles ou à moteur sur un circuit fermé délimité par des bouées. Courir une régate. Les voiliers fuselés dorment sous leur housse grise, attendant les prochaines régates de l'American Cup (, New-York, 1930, p. 241).
B. —MODE. Cravate formant un nœud à pans verticaux. Tu portais autrefois une régate et tu tirais à chaque instant sur elle (, Siegfried, 1928, IV 5 p. 182).
Prononciation et orthographe
[ʀegat]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1. 1680 régates « courses de barques sur le grand canal de Venise » (Rich.); p. ext. 1870 régate « course d'embarcations, à la voile ou à l'aviron » (Littré);
2. 1900 mode « sorte de cravate rappelant celle des marins » (Colette, Cl. école, p. 71). Empr. au vénit. regata « course de gondoles », att. dep. 1315 (lat. médiév. regatta dans une loi vénit., Vidos, p. 557), d'orig. incert.: — soit déverbal de regattar « courir, lutter de vitesse (en bateau) » (1420, ragattar ds Jal1 ) qui serait dér. de gatto « chat » parce que le chat a la réputation d'être un animal particulièrement batailleur (v. REW3 n ° 1770, Vidos, pp. 556-558 et FEW t. 2, p. 520), — soit déverbal d'un lat. vulg. *recaptare « lutter, rivaliser » (DEI qui s'appuie sur regattare att. en 1560 dans le dial. de Vicence au sens de « rivaliser », et Hope, pp. 300-301).
2. 1900 mode « sorte de cravate rappelant celle des marins » (Colette, Cl. école, p. 71). Empr. au vénit. regata « course de gondoles », att. dep. 1315 (lat. médiév. regatta dans une loi vénit., Vidos, p. 557), d'orig. incert.: — soit déverbal de regattar « courir, lutter de vitesse (en bateau) » (1420, ragattar ds Jal1 ) qui serait dér. de gatto « chat » parce que le chat a la réputation d'être un animal particulièrement batailleur (v. REW3 n ° 1770, Vidos, pp. 556-558 et FEW t. 2, p. 520), — soit déverbal d'un lat. vulg. *recaptare « lutter, rivaliser » (DEI qui s'appuie sur regattare att. en 1560 dans le dial. de Vicence au sens de « rivaliser », et Hope, pp. 300-301).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 35.
Dérivés
1.nautisme. Participer à une régate. Création de séries de bateaux monotypes (...) permettant de régater à stricte égalité de matériel (, Voile et régate, Paris R. Laffont, 1957, p. 218). — [ʀegate], (il) régate [-gat]. — 1re attest. 1957 id. ; de régate, dés. -er.
Régater
verbe intransitif2.nautisme. Personne qui participe à une régate. En outre, s'adressant à des régatiers [les règles de course] constituent l'une des bases de la tactique de course (Lar. encyclop. Suppl., 1975). — [ʀegatje]. — 1res attest. a) 1855 « celui qui participe à une régate » (Le Sport, 8 avr. ds Petiot), b) 1935 « embarcation qui participe à une régate » (Aéro, 30 août, p. 8 ds Grubb Sports, p. 61); de régate, suff. -ier*.
Régatier
substantif masculinBibliographie
— Boulan 1934, p. 45. — Quem. DDL t. 5 (s.v. régatier), 16.