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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Râblure

substantif féminin
* Mot issu de l'entrée RÂBLE
mar. « Entaille faite dans la quille, dans l'étrave ou dans l'étambot et qui sert à implanter les pièces formant le bordé, de manière à avoir une surface lisse et à permettre le calfatage des liaisons » (Le Clère 1960). Ce sont [l'étrave et l'étambot d'un navire] des pièces en acier forgé ou en acier coulé dans lesquelles les virures du bordé viennent se loger dans des feuillures appelées râblures (Croneau, Constr. nav. guerre, t. 1, 1892, pp. 7-8). Dans le plan longitudinal de construction, la râblure de quille se projette suivant trois traits qui représentent ses trois arêtes. Le plus élevé prend le nom de trait intérieur de râblure, ou simplement intérieur râblure, le trait intermédiaire est le fond de râblure, et le plus bas le trait extérieur de râblure, ou extérieur râblure (Soé-Dup., 1906). La râblure est le point délicat de tout bateau en bois: faire eau par la râblure, aux allures souquées, est le lot des vieux voiliers, ainsi que de tous les bateaux dont les varangues sont trop faibles (Merrien, 1958). — [ʀɑbly:ʀ], [ʀa-]. Martinet-Walter 1973 [-ɑ-], [-a-] (10/8). — 1re attest. 1643 mar. rablure (Fournier Hydrographie, p. 12); de râble1, suff. -ure1 *.