Logo Portail
Voir également: quintuple, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

QUINTUPLE

adjectif et substantif masculin singulier
I. —Adjectif
A. — Cinq fois plus grand. Longueur quintuple. Vingt est quintuple de quatre (Ac.). Le poids atomique du soufre est sensiblement double de l'oxygène; celui du sélénium en est presque quintuple, et celui du tellure est huit fois aussi considérable que celui de l'oxygène (Berthelot, Orig. alchim., 1885, p. 296).
B. — Constitué de cinq éléments (à peu près) semblables. Appliques à triples et quintuples branches (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 641). L'arche quintuple et blanche de ses mains (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 103).
II. —Subst. masc. sing. Quantité, grandeur cinq fois plus grande. Mes deux premiers articles ont dépassé, l'un [la Vieille fille] du triple les dimensions dites, et l'autre du quintuple [la Femme supérieure] (Balzac, Corresp., 1838, p. 466). Le budget des bibliothèques d'étude de la Prusse (...) pour leurs achats de livres et reliures s'élevait en 1935 à RM 1 294 000; comme, en général, le budget total est le quintuple du budget des livres, nous pouvons en inférer qu'il se montait à RM 6 millions 470 000 (Civilis. écr., 1939, p. 46-10).
— Loc. adv. Au quintuple. Cinq fois plus. Rendre au quintuple (Ac. 1935). Balzac, ayant acheté dans un champ avoisinant les Jardies un noyer pour le récolter, expliquant, selon des théories à lui, qu'il lui rapporterait son argent au quintuple (Goncourt, Journal, 1852, p. 71).
Prononciation et orthographe
[kε̃typI̭]. Littré [kɥε̃-]: « quelques-uns disent [kε̃-] »; DG [kɥε̃-]; Barbeau-Rodhe 1930, Warn. 1968 [k(ɥ)ε̃-], mais déjà Passy 1914 puis Pt Rob., Lar. Lang. fr. [kε̃-] alors qu'à nouv. Rob. 1985 [kε̃-], [kɥε̃-]. V. quadri- et questeur. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1484 adj. et subst. (Nicolas Chuquet, Le Triparty, éd. A. Marre, p. 71 et 219). Empr. au b. lat. quintuplex « id. », ive s. ds Gaff., dér. de quintus, v. quint.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 16.