QUARANTE-HUITARD, -ARDE, QUARANTEHUITARD, -ARDE,
adjectif et substantif masculinA. —Adj. et subst. masc. (Celui) qui a fait la révolution française de 1848, qui a les mêmes idées que les révolutionnaires de 1848. Clemenceau, dont le père était un quarante-huitard impénitent (, Cahiers, t. 14, 1923, p. 226). Le Français quarante-huitard: « Londres sans révolutions ni guerres... amour féroce du drapeau » (, Londres, 1933, p. 109). Les quarantehuitards ont été les plus exilés de tous les exilés, bouillonnants, généreux, fous, instables, maladroits, impossibles (, Eau sous ponts, 1954, p. 84).
B. —Adj. Relatif à la révolution française de 1848, qui relève des idées des révolutionnaires de 1848. Idéalisme quarante-huitard. Il n'avait qu'une vertu, encore était-elle quarantehuitarde; il croyait au bonheur du peuple par la liberté (, Voy. Ital., 1953, p. 20). Sans doute l'unanimité « quarante-huitarde » fut-elle brisée par la répression sanglante des manifestations de Juin 1848 (, Hist. éduc. pop., 1964, p. 7).
Prononciation
[kaʀɑ̃tɥita:ʀ], fém. [-aʀd].
Étymologie et histoire
1884, 30 avr. (Vallès, Le Matin in Le Cri du Peuple, p. 343 ds Quem. DDL t. 1). Dér. avec suff. -ard*, de (mille huit cent) quarante huit, date d'une révolution française.