PÉRITOINE
substantif masculinANAT. Membrane séreuse qui tapisse les parois de la cavité abdomino-pelvienne (péritoine pariétal) et les surfaces extérieures des organes qui y sont contenus (péritoine viscéral) (d'apr. Lov.-Veill. 1954). Hydropisie, infection, inflammation du péritoine; drainer le péritoine; injecter dans le péritoine. Le péritoine, après avoir tapissé l'abdomen, se replie en dedans de lui-même pour former le mésentère, et c'est dans l'extrémité de ce repli, dans son bord, que le canal alimentaire est passé ou enveloppé, en sorte qu'il est, à bien dire, en dehors du péritoine (, Anat. comp., t. 4, 1805, p. 68). On avait cru dans les débuts que ça serait qu'une appendicite... mais en ouvrant le péritoine ils avaient trouvé un fibrome énorme (, Mort à crédit, 1936, p. 487).
Remarques
1.chir. « Recouvrement par le péritoine de la surface cruentée d'un organe abdominal et reconstitution par suture de la continuité entre le péritoine pariétal et le péritoine viscéral effectuée à la fin d'une intervention chirurgicale abdominale » (Man.-Man. Méd. 1980).
Péritonisation
substantif féminin2. « Pratiquer une péritonisation » (Lar. encyclop.).
Péritoniser
verbe transitif3. « Ensemble de symptômes simulant une péritonite aiguë (douleurs abdominales, ballonnement, vomissements, contracture de la musculature abdominale, etc.), sans qu'il y ait une inflammation aiguë du péritoine » (Man.-Man. Méd. 1980).
Péritonisme
substantif masculinPrononciation et orthographe
[peʀitwan]. Ac. 1694, 1718 : peritoine ; dep. 1740 : pé-.
Étymologie et histoire
1520 (Le Guidon en françois ds Sigurs, p. 288). Empr. au b. lat. peritonaeum, de même sens que le fr., gr. περιτόναιον « id. », neutre subst. de l'adj. περιτόναιος « tendu tout autour », de περίτονος « recouvert d'une peau tendue », dér. de περιτείνω « tendre tout autour », comp. de περί « autour » et de τείνω « tendre ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 110.