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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PÉRIDOT

substantif masculin
MINÉR. Pierre fine, de couleur vert jaune, (silicate de magnésium et de fer) utilisée en joaillerie. Olivine. C'est le péridot granulaire des basaltes, caractérisé par sa couleur, qui rappelle celle de l'huile d'olive (Lapparent, Minér., 1899, p. 459). On ne trouve presque plus de péridots aujourd'hui et devant cette rareté, on est en droit de se demander si les beaux spécimens qu'on rencontre encore çà et là sur le marché ne sont pas d'anciennes pierres desserties et retaillées (Metta, Pierres préc., 1960, p. 91).
Prononciation et orthographe
[peʀido]. Ac. 1694 et 1718 : pe- ; dep. 1740 : pé-.
Étymologie et histoire
Mil. xiiie s. peridon (Lapidaire des pierres gravées, 2e version ds Studer-Evans, p. 294, XLIV, vers 1) — 1416, Inv. du duc de Berry ds Gay ; 1353 perido (Inv. de la cath. de Chartres, p. 104, ibid.); 1634 peridot (Inv. du Trés. de l'ab. de S.-Den., Arch. LL 1327 ds Gdf.). Orig. inc.; peut-être par métathèse de l'a. fr. pederos, pederote déb. xiiie s. (Lapidaire de Cambridge ds Studer-Evans, p. 199, LXI, vers 1367 : pedoretés), empr. au lat. paederos, -otis « opale; améthyste », du gr. παιδέρως, -ωτος « sorte d'opale », comp. de παι̃ς, παιδός « jeune garçon » et ἔρως, -ωτος « amour », terme att. dans le vocab. de la magie hellénistico-égyptienne, où cette pierre de couleur verte était considérée comme ayant un pouvoir magique (v. H. et R. Kahane ds Rom. Philol. t. 14, p. 288); cf. la forme perodote au xie s. dans un ms. de Mont Cassin de Solinus (ibid., p. 289) et le lat. peritot 1220 ds Du Cange, v. aussi Gdf.