PUERPÉRAL, -ALE, -AUX,
adjectif• P. métaph. Je suis, quand j'écris, dans la situation d'un enfantement interminable, d'un travail puerpéral qui se contrarierait obstinément lui-même, et ne garderait que la souffrance de l'accouchement sans s'accorder la délivrance finale (, Journal, 1866, p. 132).
— Fièvre, infection puerpérale. Grave affection ayant pour cause une infection de l'utérus au moment de l'accouchement. On a donné le nom de fièvre puerpérale, ou fièvre des accouchées, à une fièvre aiguë qui survient aux femmes en couche, ordinairement du second au troisième jour de leur couche, et quelquefois le premier jour, peu d'heures après l'accouchement (, Méd. prat., 1800, p. 891). [Widal] attribua [au streptocoque] la responsabilité de l'érysipèle, de l'infection puerpérale et de la phlébite des accouchées (, Hist. méd., 1963, p. 695).
— État puerpéral. Synon. de puerpéralité (infra dér.).
— Éclampsie*, scarlatine* puerpérale.
Prononciation et orthographe
[pɥεʀpeʀal], plur. masc. [-o]. Att. ds Ac. dep. 1835.
Étymologie et histoire
1. 1783 (Delaroche, Rech. sur la nature et le traitement de la fièvre puerpérale, Paris, p. 2: Cette maladie, à laquelle j'ai donné le nom d'inflammation d'entrailles, [...] a été nommée par les Auteurs Anglois Fièvre puerpérale);
2. 1855 « propre, relatif à la période qui suit l'accouchement » (Littré-Robin). Empr. à l'angl. puerperal fever (att. dep. 1763 ds NED), dér. du lat. puerpera « accouchée, femme en couches », comp. de puer « enfant » et de parĕre « enfanter ».
2. 1855 « propre, relatif à la période qui suit l'accouchement » (Littré-Robin). Empr. à l'angl. puerperal fever (att. dep. 1763 ds NED), dér. du lat. puerpera « accouchée, femme en couches », comp. de puer « enfant » et de parĕre « enfanter ».
Dérivés