PRÉCORDIAL, -ALE, -AUX,
adjectifA. —ANAT. Partie, région précordiale. Région thoracique située en avant du coeur. Chez un homme sain (...) et dont le coeur est dans les meilleures proportions, les battemens de cet organe ne se font entendre que dans la région précordiale, c'est-à-dire dans l'espace compris entre les cartilages des cinquième et septième côtes sternales et sous la partie inférieure du sternum (, Auscult., t.2, 1819, p.198):
. —Qu'as-tu? Qu'as-tu? lui disais-je, où souffres-tu? —Là, me répondit-elle d'une voix étranglée par la douleur, me portant la main à la région précordiale, j'éprouve là une angoisse inexprimable! Son pouls battait avec violence; des convulsions la secouaient tout entière. (, Mém. suic., 1853, p.193)
B. —PATHOL. Algie, anxiété, angoisse, douleur précordiale. Douleur de la région du coeur se présentant le plus souvent sous la forme de brûlures, de tiraillements, semblables à ceux de l'angine de poitrine. Les hommes plus faibles et plus mobiles, éprouvent de véritables anxiétés précordiales, de l'étouffement, des éblouissemens, des vertiges (, Rapp. phys. et mor., t.2, 1808, p.15). [Les troubles anaphylactiques] prennent un caractère tragique: l'angoisse précordiale est très marquée (, ds Nouv. Traité Méd., fasc. 1, 1926, p.476).
— P. métaph. Ce roman peut-être éternellement inédit de Germaine, (...) où la vérité humaine meurt dans l'idéal d'un syllogisme, livre cruel et précordial en bien des endroits (, Memor. 2, 1838, p.324).
Remarques
Précordialgie
substantif fémininPrononciation et orthographe
[pʀekɔʀdjal], plur. masc. [-o]. Att. ds Ac. dep. 1835, au sing.
Étymologie et histoire
Ca 1370 (Traduction de la Chirurgie de Guy de Chauliac d'apr. Sigurs, p.70). Dér. sav. du lat. praecordia «diaphragme», comp. de prae «devant, en avant» et cor, cordis «coeur»; suff. -al*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 14.