PROTÊT
substantif masculin— P. métaph. et abusivement. Je ne suis point qualifié pour discuter le principe. Je contiendrai tout murmure, mon protêt ne sortira pas de mon cœur (, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 567).
Prononciation et orthographe
[pʀɔtε]. Ac. 1694, 1718 : protest ; dep. 1740 : -têt.
Étymologie et histoire
1. 1479 « déclaration, affirmation » protest (4 juin, Lett. de Franç. de Genas a Louis XI, Arch. ds Gdf.); 1566 (Corresp. du Cardinal de Granvelle, publ. par E. Pontet, I, 258);
2. 1630 « acte par lequel un billet à ordre, un effet de commerce est protesté » protest (Arrêt ds Kuhn, p. 142); 1675 protest faute de payement, protest faute d'accepter (Savary, Le Parfait négociant, I, 144, ibid., p. 143); 1680 protêt (Rich.). Déverbal de protester*.
2. 1630 « acte par lequel un billet à ordre, un effet de commerce est protesté » protest (Arrêt ds Kuhn, p. 142); 1675 protest faute de payement, protest faute d'accepter (Savary, Le Parfait négociant, I, 144, ibid., p. 143); 1680 protêt (Rich.). Déverbal de protester*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 48.
Bibliographie
Darm. 1877, p. 52.