PROSTERNÉ, ÉE
(pro-stèr-né, née) participe passéQui s'est couché à terre en signe d'adoration ou de respect.
« À ces mots il se couche ; et chacun étonné Admire le grand cœur, le bon sens, l'éloquence Du sauvage ainsi prosterné » (, Fabl. XI, 7)
« Les rois des nations, devant toi prosternés, De tes pieds baisent la poussière » (, Ath. III, 7)
« Le moment de l'élévation de l'hostie fut celui qu'on prit pour le meurtre, afin que le peuple attentif et prosterné ne pût en empêcher l'exécution » (, Mœurs, 105)
Fig.
« Imaginez-vous toute la nature humaine prosternée devant la majesté de Dieu, demandant miséricorde » (, Exercice de la sainte messe.)
« Vous voyez l'univers prosterné devant vous » (, Esth. II, 1)
Substantivement.
« Ce pénitent veut être réconcilié.... il a été postulant, auditeur, prosterné ; faites-le remonter au rang des élus » (, Mart. XX)
Supplément au dictionnaire
PROSTERNÉ.
Substantivement. Ajoutez : Les prosternés, le second ordre des catéchumènes.