Prosaïquement
adverbe* Mot issu de l'entrée PROSAÏQUE
a)
α)[En parlant de l'écriture, d'un texte poét.] D'une manière, d'un style proches de ceux de la prose. Écrire prosaïquement (Ac., 1878 1935). [Maurice de Guérin] a des vers de détail très-heureux, très-francs, mais sa phrase traîne, s'allonge, se complique prosaïquement (, Caus. lundi, t.15, 1860, p.14).
β)P. ext.[En parlant de la manière de s'exprimer] «Si vous aviez la foi, vous remueriez des montagnes» est aussi le principe du beau. Ce qui peut se traduire plus prosaïquement: «Si vous saviez précisément ce que vous voulez dire, vous le diriez bien» (, Corresp., 1856, p.243). Ce que les Anglais appellent: Acute Respiratory Disease (...) et que nous nommerons plus prosaïquement «courbatures fébriles» (, Nouv. remèdes et mal. act., 1965, p.134).
b)P.anal. D'une manière commune, banale. Je ne m'embarquai pas, à Alger, sur la place du gouvernement, devant la mer étincelante, dans une patache archaïque, déjà remplie d'indigènes. Je pris plus prosaïquement un de ces petits chemins de fer algériens bien connus pour leur lenteur (, Fête arabe, 1912, p.95). Les tableaux du film Pathé correspondent aux tableaux du musée, hors un seul, celui de la Dernière nuit du condamné. Chez Grévin, il jouait prosaïquement aux cartes. Chez Zecca, il rêve (, Cin., 1949, p.47). Il faut (...) paraître celui qu'on veut être et non celui qu'on est, pour peu que l'on soit un peu snob, ou qu'on ait simplement le sens de la continuité. Bien rares sont les hommes qui, lorsqu'on peut les voir, sont réellement et prosaïquement eux-mêmes (Jeux et sports, 1967, p.816).