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Définition du dictionnaire le Littré (1873-1874, 1878)

PROFANÉ, ÉE

(pro-fa-né, née) participe passé
1.Qui a été traité avec irrévérence, en parlant des choses sacrées. Un calice profané.
« Un caractère [celui d'ambassadeur] si cruellement profané [par le meurtre de Patkul] » (Volt., Russ. I, 19)
2.Dégradé.
« J'aime fort la beauté qui n'est point profanée, Et ne veux point brûler pour une abandonnée » (Mol., l'Ét. III, 3)
« La Profession de foi du vicaire savoyard, ouvrage indignement prostitué et profané dans la génération présente, mais qui peut faire un jour révolution parmi les hommes, si jamais il y renaît du bon sens et de la bonne foi » (J. J. Rouss., 3e prom.)
3.Dont on a fait mauvais usage (sens vieilli).
« Mandez-moi si vous n'entrevoyez point le temps où il [M. Trouvé] pourrait retourner dans votre chapitre, au lieu d'être ici méconnu et profané par le peu de justice qu'on a rendu jusques ici à son mérite » (Sév., à Guitaut, 11 mai 1683)