PRÉVENANCE
substantif féminin— P. méton., le plus souvent au plur. Geste, parole de celui qui se montre prévenant. Synon. attention(s), égard(s), gentillesse(s), petits soins. (Être) plein de prévenances pour, envers qqn; combler qqn de prévenances. Soucieux des prévenances conjugales, il avait pris cette précaution de poser en contre-bas de la dormeuse la lampe à la mèche baissée (, Caves, 1914, p. 708). Les prévenances de son entourage lui semblant impérieusement déclenchées par ses désirs (, Traité caract., 1946, p. 503).
Prononciation et orthographe
[pʀevnɑ̃:s], [pʀε-]. [ε] par suite de la chute de [ə] de la 2e syll. [e] se maintient sous l'infl. de la graph.). Littré : [pʀevə-]; DG : [pʀεvnɑ̃:s] mais en vers [pʀevə-]; Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930, Lar. Lang. fr. : [pʀevnɑ̃:s]; Warn. 1968, soutenu [pʀevə-], cour. [pʀεvnɑ̃:s] et parfois [pʀevnɑ̃:s], Martinet-Walter 1973 (8/17) [pʀεvnɑ̃:s]. Att. ds Ac. dep. 1740.
Étymologie et histoire
1732 « manière obligeante d'aller au-devant de ce qui peut plaire à quelqu'un » (Mercure de France, déc., 1er vol., p. 2531 ds Trév. 1752 : Vous ne trouvez que des prévenances qui ne vous laissent pas un moment le plaisir de désirer). Dér. de prévenant* au sens 2; suff. -ance*. On note également chez Lemaire de Belges (Chronique annale ds Œuvres, éd. J. Stecher, t. 4, p. 491), le subst. prevenance, au sens de « action de devancer » (dér. de prévenir* au sens de « devancer »).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 234. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 358, b) 325; xxe s. : a) 325, b) 319.