POURRIDIÉ
substantif masculin— P. métaph. L'on n'en connaît pas non plus [de remède] qui puisse enrayer les dégâts de ce pourridié des Chambres dont nous sommes, nous aussi, atteints (...). Il gruge la France et la décompose : c'est la dissolution de tout ce qui fut honnête, de tout ce qui fut propre. Ce pourridié a fait de notre pays un vignoble de consciences inanimées, un clos d'âmes mortes! (, Oblat, t. 2, 1903, p. 248).
Prononciation
[puʀidje].
Étymologie et histoire
1874 Perpignan pourridie (N. Llobes, Travaux de la commission départementale contre le phylloxéra, p. 33 ds Littré); 1890 pourridié (Lar. 19e Suppl.); 1903 empl. par image (Huysmans, loc. cit.). Empr. au prov. pourridié « pourriture », a. prov. poiridier (ca 1245, Débat d'Izarn et de Sicart de Figueras, 666, éd. P. Meyer ds Annuaire-bulletin de la Sté de l'Hist. de France, t. 16, 1879, p. 264), dér., à l'aide du suff. -eriu (à valeur coll.) et infl. de -ariu (Ronjat, § 696), de poirir « pourrir » (1225-28, Jaufré, éd. Cl. Brunel, 2604, empl. fig.; 2e moit. xiiie s. au propre ds Rayn.), corresp. à pourrir*.