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Voir également: platydactyle, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

platydactyle

(-dactyle, du gr. δάκτυλος «doigt»)substantif masculin
* Mot issu de l'entrée PLATY-
: Reptile saurien, aux doigts larges. V. gecko. Platydactyle des murailles (Platydactylus muralis), appelé aussi Tarente, Gecko des murailles (...) Les mâles ont la base de la queue hérissée d'un rang d'épines (Coupin, Animaux de nos pays, 1909, p.159).
Remarque : Adaptations du gr., parfois par l'intermédiaire du lat. : a) Platycerque (du gr. πλατύκερκος «à large queue»), subst. masc., ornith. Perruche d'Australie et des îles de l'Océanie, aux couleurs vives et à la queue large. La région australienne du fait de son morcellement en de nombreuses îles est très riche en éléments endémiques, parmi lesquels on peut citer les Casoars et les Émeus (...), de nombreux Psittaciformes (Cacatoès, Platycerques et Perruches ondulées (...)) (Zool., t.4, 1974, p.450 [Encyclop. de la Pléiade]). b) Platyrhinie, subst. fém. Caractère d'une race, d'un sujet ayant le nez large par rapport à sa longueur. L'extrême platyrhinie des indigènes australiens constitue aussi une exception, que d'ailleurs les auteurs signalent. Il n'existe pas de raison climatique apparente qui expliquerait pourquoi ces indigènes ont la peau si foncée et le nez si large (Haddon, op. cit., p.280). c) Platyr(r)hinien, -ienne (du gr. πλατύρριν «au large nez»), subst. et adj. α) Zool., subst. masc. plur. Platyr(r)hiniens ou singes platyr(r)hiniens. Singes du Nouveau Monde, à narines larges et ouvertes sur le côté (p.oppos. aux catar(r)hiniens, singes de l'Ancien Monde). Les Singes proprement dits, avec leurs deux grands rameaux géographiques: les vrais singes, Catarhiniens, de l'Ancien Monde, à 32 dents, —et les Platyrhiniens d'Amérique du Sud, au museau épaté, tous avec 36 dents (Teilhard de Ch., Phénom. hum., 1955, p.171). β) Anthropol., subst. et adj. (Race, sujet) dont le nez est large par rapport à sa longueur. Les races noires sont presque toutes platyrrhiniennes (Lar. 20e). On croirait un métissage d'Indiens d'Amérique, ou pire, de primates platyrrhiniens (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p.250).