PLASMAGÈNE
substantif masculinGÉNÉT. Structure cytoplasmique ayant les propriétés autoreproductibles du gène et assurant la transmission de caractères par la voie héréditaire sans, cependant, obéir aux lois de Mendel (d'apr. Lend.-Delav. Biol. 1979; v. plastogène rem. s.v. plaste). L'hérédité cytoplasmique paraît (...) en quelque sorte parallèle à l'hérédité chromosomique. Par comparaison avec les gènes nucléaires, il était séduisant d'imaginer que le cytoplasme renfermait des structures, les plasmagènes, jouissant de propriétés analogues à celles des gènes (Biol., 1965, p.1041 [Encyclop. de la Pléiade]). Actuellement, les seuls éléments génétiques, correspondant à la définition initiale des plasmagènes, dont l'existence soit démontrée, sont localisés dans l'acide désoxyribonucléique des mitochondries et des plastes (, Génét., 1978).
Remarque : 1. On dit aussi gène cytoplasmique, gène extranucléaire (ibid.). 2. V. aussi plasmagène, s.v. plasma- I B 1 b.
Remarques
Plasmo-
élément de compositiona) : « Ensemble des plasmagènes d'une cellule ou d'un organisme » (L'Hér. Génét. 1978). On connaît (...) quelques carctères qui se transmettent par le cytoplasme, où ils sont liés à ces organites —ou plasmones —capables d'auto-multiplication. Ainsi en va-t-il du pigment vert chez la primevère chinoise à feuilles vertes. La transmission s'en fait exclusivement par l'intermédiaire des chloroplastes contenus dans le cytoplasme ovulaire (, Introd. génét., 1936, p.24).
Plasmone
substantif masculinb) : « Information génétique particulière contenue dans un plasmone individuel » (L'Hér. Génét. 1978).
Plasmotype
substantif masculinPrononciation
[plasmaʒεn].
Étymologie et histoire
1955 (P. Morand, Confins vie, p.102). Empr. à l'angl. plasmagene (1939, C. D. Darlington, Evol. Genetic Systems XX, 121 ds NED Suppl.2, comp. de plasma et de gène).