PIED-DROIT, PIÉDROIT,
substantif masculinA. — Pilier carré ou mur vertical qui soutient la naissance d'une voûte, d'une arcade. Le tablier en bois d'une arche du pont est tombé un beau jour, parce qu'un pied-droit supportant le tablier s'est rompu (, Mém. touriste, t.1, 1838, p.28). Pour monter le revêtement [d'une galerie importante, aux Mines de Lens] , on fait d'abord une assise de béton de 20 centimètres destinée à recevoir les piédroits (, Carrières, 1926, p.125).
B. — Partie du jambage, du trumeau d'une porte ou d'une fenêtre. La fenêtre du rez-de-chaussée (...) doit être solidement close pendant la nuit (...). Les piédroits sont en pierre formant deux saillies extérieures (, Archit., 1872, p.316). Il le voyait, cet anneau, rivé au pied-droit de l'étroite fenestrelle et luisant là-bas comme un oeil (, Rom. peintre, 1878, p.76).
Prononciation et orthographe
[pjedʀwɑ], [-wa]. Ac. 1718-1878: pied-droit ; id. ds Littré ; Ac. 1935: pied-droit ou piédroit ; id. ds Rob., Lar. Lang. fr. Plur. des pieds-droits ou des piédroits. V. pied.
Étymologie et histoire
1. 1408 piéz drois «chacun des jambages d'une porte, d'une fenêtre» (Devis de travaux ds Fagniez, Doc. rel. à l 'hist. de l'ind., II, 195);
2. 1838 «mur vertical qui porte la naissance d'une voûte» et «pilier carré portant la naissance d'une arcade» (Stendhal, loc. cit.). Comp. de pied* et droit*.
2. 1838 «mur vertical qui porte la naissance d'une voûte» et «pilier carré portant la naissance d'une arcade» (Stendhal, loc. cit.). Comp. de pied* et droit*.