PHONÈME
substantif masculinA. —LINGUISTIQUE
1.PHONÉT. Élément sonore du langage articulé considéré d'un point de vue physiologique (disposition des organes vocaux) et d'un point de vue acoustique (perception auditive). Il faudra donc établir pour chaque phonème: quelle est son articulation buccale, s'il comporte un son laryngé (...) ou non (...), s'il comporte une résonance nasale (...) ou non (Sauss., 1916, p.69).
2.PHONOL. « Le plus petit segment phonique (dépourvu de sens) permettant seul ou en combinaison avec d'autres phonèmes de constituer des signifiants ou de les distinguer entre eux » (D. D. L. 1976):
. Ces unités phonologiques qui, au point de vue de la langue en question, ne se laissent pas analyser en unités phonologiques encore plus petites et successives, nous les appellerons des phonèmes. Le phonème est donc la plus petite unité phonologique de la langue étudiée. (, Princ. de phonol., trad. par J. Cantineau, 1964 [1949], pp.37-38)
B. —PATHOL. « Hallucination auditive dans laquelle le sujet entend des voix » (Méd. Biol. t.3 1972).
Remarques
1. V. archiphonème.
-phonème
élément de composition2.
Phonématique, phonémique,
adjectifa) Relatif aux phonèmes. Analyse phonémique. Un contact géographique prolongé peut entraîner des rapprochements entre des langues non liées ou peu liées autrement. Les aires phonémiques en Europe sont assez continues et recoupent des groupes linguistiques différents (, ds Langage, 1968, p.312).
b) Constitué de phonèmes. Là où il existe, l'accent peut avoir sa place déterminée par la structure phonématique de l'unité lexicale (, ds Langage, 1968, p.303).
c)Empl. subst. fém. La phonématique comporte l'analyse de l'énoncé qui permet de dégager les phonèmes, leur description avec leurs variantes (...), leur classement et enfin l'étude de leurs combinaisons (Mounin, 1974).
Prononciation et orthographe
[fɔnεm]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1. 1873 «son articulé, élément sonore du langage» (R. crit. d'hist. et de litt., 7e année, 1er semestre, p.368);
2. 1929 «terme d'opposition phonologique non susceptible d'être dissocié en sous-oppositions phonologiques plus menues» (Travaux du Cercle ling. de Prague, 2, p.5). Empr. au gr. φώνημα, - ατος «son de voix» également empr. par le lat. imp. phonema, -atis.
2. 1929 «terme d'opposition phonologique non susceptible d'être dissocié en sous-oppositions phonologiques plus menues» (Travaux du Cercle ling. de Prague, 2, p.5). Empr. au gr. φώνημα, - ατος «son de voix» également empr. par le lat. imp. phonema, -atis.
Bibliographie
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