PERSPICUITÉ
substantif fémininLittér., vieilli, rare. Clarté, netteté d'un discours ou d'un écrit. Perspicuité (...) est (...) presque inusité; c'est un terme didactique, consigné dans les dictionnaires, mais dont ne s'est jamais servi aucun écrivain de poids depuis le grand siècle (...). La perspicuité, comme la correction tient à l'expression et naît des bonnes qualités du style (Laf., 1861, p.440).
Prononciation et orthographe
[pεʀspikɥite]. Ac. 1762-1835: -uïté [-kyi-], 1878: -uité [-kɥi-].
Étymologie et histoire
1. Ca 1390 «transparence» pour leur perspicuité et pour leur transparence (Evrart de Conty, Probl. d'Arist., B.N. 210 [xve s.], f° 185b ds Gdf. Compl.) —1606 [éd.] (Le Loyer, Spectres, I, 4 ds Hug.);
2. fin xve s. «faculté de saisir la vérité à travers ce qui l'obscurcit» (Symon de Phares, Rec. des plus célèbres astrologues, éd. E. Wickersheimer, P. 1929, p.153);
3. 1538 «clarté, netteté des idées ou du style d'un discours ou d'un écrit» (Est.). Empr. au lat. perspicuitas (lui-même dér. de perspicuus «clair, évident; transparent») qui avait à l'époque class. le sens de «évidence» et a pris à l'époque impériale celui de «transparence; clarté (de style)».
2. fin xve s. «faculté de saisir la vérité à travers ce qui l'obscurcit» (Symon de Phares, Rec. des plus célèbres astrologues, éd. E. Wickersheimer, P. 1929, p.153);
3. 1538 «clarté, netteté des idées ou du style d'un discours ou d'un écrit» (Est.). Empr. au lat. perspicuitas (lui-même dér. de perspicuus «clair, évident; transparent») qui avait à l'époque class. le sens de «évidence» et a pris à l'époque impériale celui de «transparence; clarté (de style)».
Bibliographie
Laurent (P.). Contribution à l'hist. du lex. fr. Romania. 1925, t.51, p.43.