PERDURABLE
adjectif— P. exagér. Qui dure longtemps, qui se perpétue. Dans l'état actuel de la technique cinématographique, il est faux de prétendre que les images d'un film soient perdurables. Le film vieillit et meurt (Arts et litt., 1936, p. 88-12). On ne se fie plus au chômage permanent pour éviter que la pression salariale ne pousse les salaires au-delà de la productivité longue du travail, non plus qu'on ne s'en remet à l'inflation perdurable pour éviter au gouvernement de faire son métier d'arbitre ou, du moins, de conciliateur (, Écon. XX e s., 1964, p. 497) :
... le mondain défroqué est à développement très lent, très graduel, mais passant ainsi du néant dans lequel on l'a maintenu baigné, au contact avec les vraies valeurs, la révolution totale (au sens astronomique du mot) qui en lui s'opère, lui inocule une certaine qualité de sérieux perdurable qu'ont peut-être moins ceux qui n'ont pas eu à venir aux vraies valeurs... (, Journal, 1928, p. 132)
Remarques
Perdurablement
adverbePrononciation
[pεʀdyʀabI̥].
Étymologie et histoire
1re moitié xiie s. pardurable (Psautier Cambridge, 110, 10 ds T.-L. : la löenge de lui pardurable asidüelment); ca 1220 pic. joie perduravle (Amadas et Ydoine, éd. J. R. Reinhard, 5203). Empr. au b. lat. perdurabilis « qui dure très longtemps ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 12.
Bibliographie
Gohin 1903, p. 308.