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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PERCE-NEIGE

substantif
BOT. Plante à bulbe de la famille des Amaryllidacées, à fleur blanche en forme de clochette, qui fleurit en février, quand la terre est encore sous la neige. J'y courus, je reconnus les perce-neige. Ils avaient pointé tous ensemble, de toutes leurs feuilles droites et pressées, une toison qui avait refoulé, submergé, çà et là transpercé les feuilles mortes dans sa poussée vers la lumière : quelques-unes palpitaient encore suspendues, embrochées par un mince poignard vert (Genevoix, Jardins sans murs, Paris Le Livre de poche, 1977 [1968], p. 39). Venez. Les perce-neige pointent sous les feuilles mortes du bois. Penchez-vous : après l'eau nouvelle, c'est la terre nouvelle que nous palperons (M. Gevers, Plaisir des Météores, Bruxelles éd. J. Antoine, 1978, p. 29).
Remarque : Au fém. ds Ac., Littré, Rob. 1985. Il est masc. selon Dauzat Ling. fr. 1946, p. 249 et selon l'usage des botanistes.
Prononciation et orthographe
[pεʀsənε:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694 (subst. fém.). Plur. des perce-neige (Littré). Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. Mots comp. 1981, p. 251 : des perce-neiges.
Étymologie et histoire
1660 (Oudin Fr.-Esp.). De perce-* et de neige*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 13.
Bibliographie
Dauzat Ling. fr. 1946, p. 249.