Logo Portail
Voir également: pensionné, pensionnée, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PENSIONNÉ, -ÉE,

participe passé, adjectif et substantif
I. —Part. passé de pensionner*.
II. —Adj.[Corresp. à pension A] Qui reçoit une pension. Artiste, fonctionnaire, lauréat, soldat pensionné. Un conseiller de préfecture pensionné pour ancienneté de services (Baradat, Organ. préfect., 1907, p.171).
III. —Substantif
A. —[Corresp. à pension A]
1. Personne qui reçoit une pension. Les anciens militaires (...), les pensionnés pour infirmités de guerre, les veuves et les orphelins de guerre ont accès à certains postes dans les personnels civils des administrations (Lubrano-Lavadera, Législ. et admin. milit., 1954, p.133):
. Boileau recevait 600 livres, soit 3000 francs d'aujourd'hui, pour son Lutrin et Racine a cédé pour 200 livres, soit 1200 francs, le manuscrit d'Andromaque, mais comment ces auteurs auraient-ils pu vivre de ces sommes s'ils n'avaient pas été également les pensionnés du Roi (...)? (Arts et litt., 1936, p.84-1)
2.Région. (Belgique).Synon. de retraité. V. pension* de reversion ex. de Meynaud.
B. —[Corresp.à pension B]Rare. Personne qui est nourrie et logée dans un établissement public. Justement, cette dernière [une déléguée de l'Assistance publique] (...) avait eu Norine parmi les pensionnées qu'elle devait inspecter (Zola, Fécondité, 1899, p.531).
Prononciation
[pɑ̃sjɔne].
Étymologie et histoire
A. Adj. 1611 «qui reçoit une pension» (Cotgr.).
B. Subst.
1. 1832 «celui, celle qui reçoit une pension du roi, de l'État» (Raymond);
2. 1949 «retraité» (Hanse). Part. passé de pensionner*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 29.