PAYEUR, -EUSE,
substantifA. —Subst. masc. et fém. Celui (celle) qui paie (bien ou mal) ce qu'il (elle) doit. Mauvais payeur. Un bon payeur ne craint point de donner des gages (, Corresp., 1834, p.15). Maman parlait fort: c'était un locataire qu'elle tenait entre ses pattes et les Fondaudège n'étaient rien de plus à ses yeux que des payeurs négligents (, Noeud vip., 1932, p.43).
— Proverbe. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. V. conseilleur.
B. —Subst. masc. « Fonctionnaire chargé d'acquitter les dépenses publiques » (Lep. 1948). Par malheur, le payeur ne se trouvait pas là, car il eût apaisé la noise tout d'abord, en faisant savoir à ces messieurs ce que chacun d'eux touche par mois du gouvernement (, Pamphlets pol. , Lettres partic., 1820, p.59). Elle habitait alors la maison d'un sieur Amonin, payeur de rentes (, Hist. vie , t.1, 1855, p.66).
• Trésorier-payeur général. V. trésorier.
• Payeur aux armées. « Fonctionnaire appartenant au corps spécial du service de la Trésorerie aux armées (...) qui possède, en ce qui concerne les services du Trésor, des attributions et des obligations analogues à celles des trésoriers-payeurs généraux » (Cap. 1936). Un certain Énault, ancien payeur aux armées de l'Empire (, Journal, 1860, p.714).
Prononciation et orthographe
[pεjoe:ʀ], [pe-], fém. [-ø:z]. Martinet-Walter [pε-], [pe-] (11/6). Att. ds Ac. dep.1694.
Étymologie et histoire
a) Ca 1245 paiere «celui qui paye» (Huon de Cambrai, Regrets N. D., 241, 9 ds T.-L.); 1283 paieur (Philippe de Beaumanoir, Coutumes Beauvaisis, éd. A. Salmon, § 1117);
b) 1320 «fonctionnaire chargé d'exécuter certains paiements» (Ordonnances des Rois de France, t.1, p.715:... gages et pensions des poieurs et mestres de nos oeuvres). Dér. de payer* ; suff. -eur2 *.
b) 1320 «fonctionnaire chargé d'exécuter certains paiements» (Ordonnances des Rois de France, t.1, p.715:... gages et pensions des poieurs et mestres de nos oeuvres). Dér. de payer* ; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 32.