PASTOUREAU, -ELLE,
substantifVieilli ou littér. Jeune berger, jeune bergère. Il rencontra (...) une petite fille gardant des moutons (...). Ce fut lui qui devint en peu de temps le mouton de cette pastourelle (, Dr H. Gloss, 1893, p.125). Il tombe sur un groupe de pastoureaux qui mangent joyeusement leur pain sur un tapis étendu à terre, et qui chantent (, Vie temps st Louis, 1942, p.117).
— HIST. Au Moyen Âge, membre d'un mouvement de paysans insurgés, dont le but originel était de provoquer une croisade populaire, qui dévasta la France du Nord au Sud. Ils ont été (...) les pastoureaux du temps des croisades, plus tard les croquants et les nu-pieds courant sus aux nobles et aux soldats du roi (, Terre, 1887, p.81). Des bandes errantes, semblables aux pastoureaux de jadis (, Lis et lion, 1960, p.354).
Remarques
Pâtureau
substantif masculinPrononciation et orthographe
[pastuʀο], fém. [-εl]. Att. ds Ac. dep.1694.
Étymologie et histoire
1119 pasturel «jeune berger» (Philippe de Thaon, Comput, 67 ds T.-L.); fin xiie s. pastorel ici au sens fig. de «simple, sot» (Raoul de Cambrai, éd. P. Meyer et A. Longnon, 4657); xiiie s. pastourel (Pastourelles, éd. J. Cl. Rivière, XLIII, 9, t.II, p.57); xiiie s. pastoriaus plur. (Aucassin et Nicolette, XIX, 2 ds T.-L.); xive s. pastoureaus au sens partic. de «paysans insurgés qui prétendaient partir pour la croisade et commirent des dévastations en France» (Historia Francor. MS ex Biblioth. Memmiana ds Du Cange, s.v. pastorelli); xve s. pastoureau sing. «berger» (Statuta Scabinorum Maceriar. ad Mosam, ibid.). Dér. de pasteur*; suff. -eau*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 18.