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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PASSEMENT

substantif masculin
PASSEMENTERIE
A. — Tissu plat, plus ou moins large, formé par l'entrelacement régulier de fils d'or, d'argent, de soie ou de laine, servant à orner les vêtements, les tentures d'ameublement, les meubles et autrefois les voitures; bordure, bandes ou galons en passement. Un simple lit de damas jaune et incarnat, sans clinquant ni passement (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p.486). Il oublia sur l'herbe son pourpoint des dimanches, tailladé et garni de passements de soie (Nerval, Nouv. et fantais., 1855, p.221). Une impériale de velours rouge; avec des rideaux de damas cramoisi, du passement et des crépines d'or pour la garniture (Bremond, Hist. sent. relig., t.3, 1921, p.550).
B. —HIST. DE LA MODE. « Dentelle de fil de soie ou d'or, au fuseau, faite sur coussin et servant à border les vêtements » (Leloir 1961). Le fameux Perdrigeon, dont la vogue avait été consacrée par un passage des Précieuses ridicules, Perdrigeon, le plus important marchand de passements qui fut à cette époque, continua de vendre, comme par le passé, des flots de guipure et de dentelles et de gouverner le monde de la mode (Havard, 1890, p.129).
Prononciation et orthographe
[pɑsmɑ̃], [pa-]. Martinet-Walter 1973: [-ɑ-], [-a-] (7/10). Att. ds Ac. dep.1694.
Étymologie et histoire
1538 «tissu de fils mêlés servant d'ornement» (Est.). Dér. de passer* ; suff. -ment1 *. Cf. l'a. fr. passement «action de passer» ca 1195 (Ambroise, Guerre sainte, éd. G. Paris, 497) —1627 (Crespin, Thresor des trois langues).