PASSÉ2
préposition Au-delà de, après; introduit un subst.désignant:
A. —[introduit un subst. désignant un élément du temps] Avant trente ans la probité et le talent sont encore des espèces d'hypothèques. Passé cet âge, on ne peut plus compter sur un homme (, Gobseck, 1830, p.405). Je n'ai pu me résoudre à me coucher que passé minuit et ce matin j'étais éveillé dès avant sept heures (, Journal, 1948, p.325). La ratification ou l'annulation de l'acte d'engagement provisoire doit se faire dans les trois mois. Passé ce délai, l'acte est considéré comme ratifié si aucune décision n'est intervenue (, Législ. et admin. milit., 1954, p.56).
B. —[un subst. désignant un élément de l'espace] En général, passé certaine hauteur, toute végétation expire, surtout lorsqu'on s'approche du sommet des montagnes (, Voy. Barège, t.1, 1796, p.47). Les gardes sont en tournée par le canal, passé la route du Bois-Sabot (, Raboliot, 1925, p.264).
C. —[un subst. désignant une quantité] Le moniteur constitue (...) un groupe homogène de même valeur physique, d'une vingtaine d'élèves au maximum. Passé ce nombre, il divise sa classe en groupes séparés et se tient avec celui du milieu (, Éduc. phys., 1941, p.76).
Prononciation
[pɑse], [-a-].
Étymologie et histoire
Fin xiie s. (Moniage Guillaume, éd. W. Cloetta, II, 3460). Part. passé de passer* empl. comme prép.