PARENTÈLE
substantif fémininA. —Littér. ou vieilli. Ensemble des parents. Synon. parenté. Il fut très familial. Il s'était marié trois fois et n'abandonnait personne de sa parentèle (, J. Bart, 1957, p.32):
. ... je m'embrouille toujours un peu dans ces complications de la parentèle. Il faut qu'on me répète vingt fois les choses: les deux veuvages de tante Anna, ce qu'était Mme Dubourdieu avant que d'épouser l'oncle Léopold, l'échelon exact où se logent les cousins Lescure et comment M. Alfred Cohen s'est installé, par alliance, dans l'extrême banlieue de la famille. (, Notaire Havre, 1933, p.21)
B. —ETHNOL., SOCIOL. Lien du sang, consanguinité. Cette opposition (...) entre «donneurs» et «preneurs» de femmes, dans les sytèmes de mariage asymétriques de l'Asie du Sud-Est, (...) nous entraînerait (...) jusqu'à la distinction chinoise des deux parentèles (, Anthropol. struct., 1958, p.152).
Prononciation et orthographe
[paʀɑ̃tεl]. Ac. 1694, 1718: -tele ; 1740-1878: -tèle ; Littré, DG, Rob. : -tèle ; Lar. Lang. fr. : -tèle ou -telle.
Étymologie et histoire
1. Fin xive s. «famille, lignage» parentel (Jean d'Outremeuse, Ly Myreur des Histors, éd. A. Gousse, p.23, 777);
2. 1580 «consanguinité, lien du sang» parantelle (Montaigne, Essais, I, 30, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, I, p.198). Empr. au lat. des juristes parentela (dér. du lat. parens, v. parent) «parenté, alliance».
2. 1580 «consanguinité, lien du sang» parantelle (Montaigne, Essais, I, 30, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, I, p.198). Empr. au lat. des juristes parentela (dér. du lat. parens, v. parent) «parenté, alliance».