PAPOTAGE
substantif masculinA. —Gén. au sing. Action de papoter. Synon. bavardage, parlote (fam.). On raconte une histoire, en ajoutant des épisodes aux épisodes. Au début rien, papotage dans un salon; on offre du thé, des gâteaux, et les jeunes gens lorgnent (, Corresp., [avec Rivière], 1906, p.394).
B. —P. méton. Propos légers; conversation creuse et futile. Synon. potins (fam.). Je trouve Mme Daudet qui, en dépit de son intelligence, se laisse très facilement impressionner par le papotage des imbéciles, très douloureusement touchée par cette publication (, Journal, 1894, p.569). La conversation se poursuit, faite, me semble-t-il, uniquement de papotages (, Journal, 1950, p.340).
Prononciation et orthographe
[papɔta:ʒ]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1837 (Van Engelgom, Lettres sur les écrivains fr., p.139: papotage est un mot fort expressif qu'a emporté le dix-huitième siècle, et que je veux maintenir... N'est-il pas charmant, ce mot?); 1866 (Delvau : Papotage. Causerie familière; bavardage d'enfants ou d'amoureux —dans l'argot des gens de lettres); 1869 plur. (A. Daudet, Lettres moulin, p.142). Dér. de papoter* ; suff. -age*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 14.