PALMISTE
substantif masculin et adjectifI. —Subst. masc.
A. —BOT. Arec dont le bourgeon terminal en forme de chou est comestible (v. chou-palmiste, comp. s.v. chou). Palmiste épineux, palmiste franc (Ac.). Le cocotier (...) renferme du lait et de l'huile dans ses gros cocos; et le palmiste, habitant des montagnes, un chou excellent dans son sommet (, Harm. nat., 1814, p.69). Peu d'arbres prospèrent sur cette île [la Polynésie] à l'exception du palmiste à chou, qui y est très multiplié (, Voy. autour du monde, 1826, p.253).
B. — Huile de palmiste. Huile tirée de l'amande de la noix de l'élaeis. Le palmier à huile fournit (...) par écrasement de son amande, l'huile de palmiste, incolore, parfois employée comme graisse alimentaire (, Bot. et biol. végét., t.2, 1931, p.300).
II. —Adjectif
A. — Rat palmiste. Petit rongeur des régions tropicales, ressemblant à un écureuil et vivant généralement dans les palmiers. Plusieurs quadrupèdes grimpants, tels que le singe, le rat palmiste, le (...) rat sauteur (, op.cit., p.242). À chaque geste j'épouvante les écureuils et les rats palmistes (, Du monde entier, Documentaires, 1924, p.154).
B. — Ver palmiste. « Nom vulgaire des larves des calandres qui vivent dans les palmiers des régions tropicales » (Séguy 1967).
Prononciation et orthographe
[palmist]. Att.ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1.
a) 1603 bot. «palmier du genre arec, portant un bourgeon terminal» (Champlain, Brief discours ds OEuvres, éd. H. Laverdière, 1870, t.1, p.28);
b) 1694 chou-palmiste, v. chou ;
2. zool.
a) 1722 [éd.] ver de palmiste (Labat, Nouv. Voy. aux Isles de l'Amérique, Paris, G. Cavelier, t.1, p.419); 1765 ver palmiste (Encyclop.);
b) 1763 rat palmiste, palmiste (Buffon, Hist. nat., t.10, p.126). Empr. au créole des Antilles où le mot est adapté de l'esp. palmito «petit palmier» (1490 ds Cor.-Pasc.), dimin. de palma «palme, palmier», du lat. palma (v. palme). La forme palmite «id.» att. en fr. en 1601 (W. Lodewijcksz, Le Second Livre, f° 2 r° [rédigé en fr. par un Hollandais] ds Arv., p.385), semble empr. au port. palmito «id.» (1500ds Dalg., mais prob. plus anc., cf. le dér. palmital, xve s. dsMach.), de même orig.
a) 1603 bot. «palmier du genre arec, portant un bourgeon terminal» (Champlain, Brief discours ds OEuvres, éd. H. Laverdière, 1870, t.1, p.28);
b) 1694 chou-palmiste, v. chou ;
2. zool.
a) 1722 [éd.] ver de palmiste (Labat, Nouv. Voy. aux Isles de l'Amérique, Paris, G. Cavelier, t.1, p.419); 1765 ver palmiste (Encyclop.);
b) 1763 rat palmiste, palmiste (Buffon, Hist. nat., t.10, p.126). Empr. au créole des Antilles où le mot est adapté de l'esp. palmito «petit palmier» (1490 ds Cor.-Pasc.), dimin. de palma «palme, palmier», du lat. palma (v. palme). La forme palmite «id.» att. en fr. en 1601 (W. Lodewijcksz, Le Second Livre, f° 2 r° [rédigé en fr. par un Hollandais] ds Arv., p.385), semble empr. au port. palmito «id.» (1500ds Dalg., mais prob. plus anc., cf. le dér. palmital, xve s. dsMach.), de même orig.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 17.