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Voir également: palmiste, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PALMISTE

substantif masculin et adjectif
I. —Subst. masc.
A. —BOT. Arec dont le bourgeon terminal en forme de chou est comestible (v. chou-palmiste, comp. s.v. chou). Palmiste épineux, palmiste franc (Ac.). Le cocotier (...) renferme du lait et de l'huile dans ses gros cocos; et le palmiste, habitant des montagnes, un chou excellent dans son sommet (Bern. de St.-P., Harm. nat., 1814, p.69). Peu d'arbres prospèrent sur cette île [la Polynésie] à l'exception du palmiste à chou, qui y est très multiplié (Freycinet, Voy. autour du monde, 1826, p.253).
B. — Huile de palmiste. Huile tirée de l'amande de la noix de l'élaeis. Le palmier à huile fournit (...) par écrasement de son amande, l'huile de palmiste, incolore, parfois employée comme graisse alimentaire (Plantefol, Bot. et biol. végét., t.2, 1931, p.300).
II. —Adjectif
A. — Rat palmiste. Petit rongeur des régions tropicales, ressemblant à un écureuil et vivant généralement dans les palmiers. Plusieurs quadrupèdes grimpants, tels que le singe, le rat palmiste, le (...) rat sauteur (Bern. de St-P., op.cit., p.242). À chaque geste j'épouvante les écureuils et les rats palmistes (Cendrars, Du monde entier, Documentaires, 1924, p.154).
B. — Ver palmiste. « Nom vulgaire des larves des calandres qui vivent dans les palmiers des régions tropicales » (Séguy 1967).
Prononciation et orthographe
[palmist]. Att.ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1.
a) 1603 bot. «palmier du genre arec, portant un bourgeon terminal» (Champlain, Brief discours ds OEuvres, éd. H. Laverdière, 1870, t.1, p.28);
b) 1694 chou-palmiste, v. chou ;
2. zool.
a) 1722 [éd.] ver de palmiste (Labat, Nouv. Voy. aux Isles de l'Amérique, Paris, G. Cavelier, t.1, p.419); 1765 ver palmiste (Encyclop.);
b) 1763 rat palmiste, palmiste (Buffon, Hist. nat., t.10, p.126). Empr. au créole des Antilles où le mot est adapté de l'esp. palmito «petit palmier» (1490 ds Cor.-Pasc.), dimin. de palma «palme, palmier», du lat. palma (v. palme). La forme palmite «id.» att. en fr. en 1601 (W. Lodewijcksz, Le Second Livre, f° 2 r° [rédigé en fr. par un Hollandais] ds Arv., p.385), semble empr. au port. palmito «id.» (1500ds Dalg., mais prob. plus anc., cf. le dér. palmital, xve s. dsMach.), de même orig.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 17.