PÉNITENCERIE
substantif fémininA. —[Corresp. à pénitencier1] Charge, fonction, dignité de pénitencier. (Dict. xixe et xxe s.). Il est pourvu de la pénitencerie de cette cathédrale. La grande pénitencerie (Ac.).
B. —Au sing. La (Sacrée) Pénitencerie. Tribunal de la curie romaine présidé par le cardinal grand pénitencier, qui examine notamment les cas de péchés très graves soumis au pape. Dix fois je feuilletai les lettres qu'il [l'abbé Sancerre] avait écrites et reçues au cours de la procédure ouverte par lui, d'abord auprès du cardinal Merry Del Val (...) puis de la Sacrée Pénitencerie, et qui devait aboutir à un dernier et définitif échec (, Introïbo, 1939, p.229).
Prononciation et orthographe
[penitɑ̃sʀi]. Ac. 1694 et 1718: pe- ; 1740: pe- mais «la Grande Pénitencerie »; dep. 1762: pé-.
Étymologie et histoire
1. 1578 «tribunal ecclésiastique siégeant à Rome pour les cas réservés de la pénitence» la cour de la grant penitencerie (J. Papon, Trois. not., p.301 ds Gdf. Compl.);
2. 1636 «bureau du pénitencier» (Monet);
3. 1690 «titre, dignité de pénitencier» (Fur.). Dér. de pénitence* ; suff. -erie*. Cf. antérieurement, la forme adaptée penancerie (1462 ds Bartzsch, p.52 au sens 1), dér. de l'a. fr. penance, v. pénitence.
2. 1636 «bureau du pénitencier» (Monet);
3. 1690 «titre, dignité de pénitencier» (Fur.). Dér. de pénitence* ; suff. -erie*. Cf. antérieurement, la forme adaptée penancerie (1462 ds Bartzsch, p.52 au sens 1), dér. de l'a. fr. penance, v. pénitence.