Ourlé, -ée,
adjectif et substantif masculin* Mot issu de l'entrée OURLER
a)Adj.
α)Technol.[En parlant d'une plaque métallique] Dont le bord est replié sur toute la longueur. Avec leurs toits de tôle ourlée reposant sur des murs de caserne, ils [les bureaux de l'administration] déparent hideusement la colline qui fait face à la ville indigène (, Retour Tchad, 1928, p.986).
β) Dont le bord est replié ou le contour renflé. Il vit ses yeux obscurs, où s'allumait une lueur de sauvagerie, sa grande bouche passionnée aux lèvres bien ourlées (, J.-Chr., Buisson ard., 1911, p.1357). Le dessin d'une bouche à l'antique, ourlée et sinueuse mais volontaire, et qu'arrêtaient deux plis sensuels (, Thib., Sorell., 1928, p.1242). Voilà que j'ai fait la poitrine de mon frère, et que je l'anime, et qu'elle se gonfle et expire, en donnant la vie à mon frère. Voilà que je fais son oreille. Je te la fais petite, n'est-ce pas, ourlée, diaphane comme l'aile de la chauve-souris? (, Électre, 1937, I 8 p.87).
b)Empl. subst. masc., au fig., littér. Partie ourlée. Des chiens de mer (...) traversaient sans peine l'océan, en pleine tempête, et un jour, dans un beau golfe, sur une petite vague, un organe en eux s'est rompu. Tout l'acier de la mer était dans un ourlé de l'onde! (, Ondine, 1939, III 5 p.214).