OPÉRETTE
substantif fémininTHÉÂTRE LYRIQUE. Petit opéra-comique de caractère léger souvent parodique ou satirique. En 1907, mon père rapporta la partition de cette opérette de Vienne où il était allé pour ses affaires (, Journal, 1943, p.74):
. ... la première représentation de Pompon, opérette dont vous vous souciez comme moi, une bouffonnerie de Lecocq, le musicien de Madame Angot ; c'est un insuccès. (, Corresp., 1875, p.80)
— P. méton. Genre artistique constitué par les opérettes. Le vieux mélo a vécu. La nouvelle comédie musicale, à l'anglaise, style Geisha: la Poupée, Belle de New-York, fait fureur et ne sera détrônée que par l'opérette viennoise (, New-York, 1930, p.168).
— D'opérette
• [En parlant d'une pers.] Qu'il est impossible de prendre au sérieux. Des rois d'opérette, je vous dis, ma chère. Et c'est pour sortir de cette situation ridicule (...) que j'ai pris le parti de signer ceci (, Rois en exil, 1879, p.321).
• Décor d'opérette. Décor factice, conventionnel. (Dict. xxe s.).
Prononciation et orthographe
[ɔpeʀεt]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1821 (Castil-Blaze, Dict. de mus. mod.); 1879 d'opérette «qu'on ne peut prendre au sérieux» (A. Daudet, loc. cit.). Empr. à l'ital. operetta «opérette» (av. 1764, Algarotti ds Tomm.-Bell.), proprement «petite oeuvre», dér. dimin. de opera «oeuvre» (opéra*).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 71.
Bibliographie
Hasselrot 1957, p.172; 20e s. 1972, p.16. —Quem. DDL t.17, 20.