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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

OBTEMPÉRER

verbe intransitif
[Surtout dans le lang. de l'admin. et de la police] Obéir, se soumettre sans discuter. Obtempérer à une loi, un ordre, un règlement; contravention pour refus d'obtempérer. Les deux fonctionnaires obtempérèrent à l'injonction du conseiller d'État (Balzac, Cous. Bette, 1846, p.264). (Un gendarme:) —Je vous arrête parce que je vous arrête (...). Allons, obtempérez ou je vous appréhende (Malot, R. Kalbris, 1869, p.109):
. ...on apprit bientôt que lui-même [Noguès], ainsi que les autres résidents, gouverneurs, commandants supérieurs, obtempéraient aux sommations de Pétain et de Weygand et acceptaient l'armistice. (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p.72)
— Littér.Synon. déférer, acquiescer. Obtempérer à un voeu, une prière. Trois années d'études suffisent [en droit] , en sorte que si tu avais pu obtempérer à nos désirs quand nous t'en avons parlé pour la première fois il y a deux ans, nous ne serions peut-être plus un fardeau pour toi (Hugo, Corresp., 1818, p.300). Les sourcils de Pharaon se contractèrent de fureur; mais il resta dans son endurcissement, et ne voulut pas obtempérer à la supplication de Mosché (Gautier, Rom. momie, 1858, p.332).
Prononciation et orthographe
[ɔptɑ̃pere], (il) obtempère [-pε:ʀ]. Ac. 1694, 1718: obtemperer, dep. 1740: -pé-.
Étymologie et histoire
1377 (doc. ds Gdf. Compl.). Empr. au lat. class. obtemperare, de même sens que le fr., littéralement «se modérer devant» (ob, temperare, v. tempérer).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 48.