NOCER
verbe intransitifPop. et fam. Faire la noce (v. ce mot D), se donner une (des) partie(s) de plaisir. Synon. bambocher (fam.). Cette année-là, un mois à l'avance, on causa de la fête. On cherchait des plats, on s'en léchait les lèvres. Toute la boutique avait une sacrée envie de nocer. Il fallait une rigolade à mort, quelque chose de pas ordinaire et de réussi (, Assommoir, 1877, p.558). Mon ami (...) répondit: «Il vit à Royat avec la pension qu'on lui fait. Il est heureux, il noce» (, Contes et nouv., t.2 Berthe, 1884, p.995). En attendant, on a fort nocé chez Bonnetain la nuit de la représentation et l'on est sorti de chez lui à huit heures du matin (, Journal, 1888, p.768).
Prononciation et orthographe
[nɔse], (il) noce [nɔs].
Étymologie et histoire
1.
a) Ca 1170 trans. «unir par le mariage» (Béroul, Tristan, éd. A. Ewert, 2394);
b) ca 1175 id. «épouser» (Benoît de Ste-Maure, Chron. ducs de Normandie, 43176 ds T.-L.);
2. 1836 pop. «faire la noce, boire, se débaucher» (Land.). Dér. de noce* ; dés. -er.
a) Ca 1170 trans. «unir par le mariage» (Béroul, Tristan, éd. A. Ewert, 2394);
b) ca 1175 id. «épouser» (Benoît de Ste-Maure, Chron. ducs de Normandie, 43176 ds T.-L.);
2. 1836 pop. «faire la noce, boire, se débaucher» (Land.). Dér. de noce* ; dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 15.